15 Adar 5781‎ | 27 février 2021

Avec deux cent dix jeunes de toute la France – Grand Chabbat national à Marseille les 26 et 27 janvier  

C’est Héritage, la branche pour étudiants du Merkaz Halimoud fondé par le rav Réouven Ohana, grand rabbin de la cité phocéenne, qui organise ce rassemblement visant à structurer un réseau de jeunes Juifs de différentes régions attachés à la Torah.

 

Pas moins de deux cent dix jeunes Juifs sont attendus à Marseille les 26 et 27 janvier pour un événement rare : un Chabbat national à leur intention. Ils devraient venir de région parisienne, Strasbourg, Montpellier, Lyon, Grenoble, Nice et Aix-en-Provence. L’opération est organisée pour le deuxième hiver consécutif par Héritage, l’association étudiante qui émane du Merkaz Halimoud fondé il y a une quinzaine d’années par le rav Réouven Ohana, quand il est arrivé dans la métropole méditerranéenne pour assumer la tâche de grand rabbin de la ville. Auparavant, le rav Ohana officiait à la synagogue orthodoxe Ohalei Yaacov de la rue Henri Murger, dans le 19e arrondissement de Paris. Olami est également partenaire dans cette affaire. C’est notamment grâce à son réseau de correspondants dispersés dans toute la France qu’Héritage peut réunir autant de monde. Des dizaines de postulants supplémentaires ont d’ailleurs été refusés, faute de place. Olami apporte aussi son soutien matériel. C’est une structure philanthropique d’origine américaine, appelée autrefois le Fonds Wolfson et dont le but est d’aider ceux qui œuvrent pour le kirouv et luttent contre l’assimilation à l’échelle internationale. Ses donateurs sont donc essentiellement attachés à la préservation de la Halakha.

« L’objectif n’est pas seulement d’offrir un Chabbat convivial aux jeunes qui nous rejoindront à Marseille fin janvier. Il s’agit de tisser des liens destinés à durer, afin de créer un véritable réseau fraternel d’étudiants juifs résidant un peu partout dans l’Hexagone, dont le point commun est le souci de se rapprocher de la Torah. Le premier Chabbat national, l’année dernière, nous a permis de lancer une dynamique mais nous n’étions que cent cinquante. Nous espérons transformer l’essai cette fois-ci, avec toutes sortes de chiourim et d’occasions d’échanges pendant ces vingt-cinq heures exceptionnelles », explique à Haguesher le directeur d’Héritage qui n’est autre qu’Avraham Ohana, trente-trois ans, fils du rav Réouven Ohana.

L’association est née il y a cinq ans, avec des locaux de six cents mètres carrés situés dans le quartier de la place Castellane (6e arrondissement). Quatre cents jeunes fréquentent régulièrement le bâtiment et une centaine au quotidien. Il y a là un restaurant bassari (trois euros le repas, en moyenne), des salles de jeux, une bibliothèque universitaire… Chacun, pratiquant ou non, peut y trouver son compte. « Nous accueillons tous les garçons et filles de la communauté sans exclusive, indique Avraham Ohana. Nous leur proposons même des voyages au Brésil ou en Afrique du Sud, par exemple. Rien n’est imposé, mais nous espérons bien sûr les amener peu à peu à fréquenter notre beth hamidrach, où planchent une quarantaine de ba’hourim assidus ».

De fait, des dizaines de jeunes Juifs marseillais ont fait téchouva grâce à Héritage ces dernières années, d’autres – ou les mêmes – ont rencontré ici leurs futures épouses et fondé finalement un foyer conforme à la Halakha. Car les activités sont mixtes, à l’exception des chiourim et havroutot du beth hamidrach.

Le Merkaz Halimoud proprement dit se trouve dans un immeuble plus spacieux de deux mille mètres carrés du 8e arrondissement, au sud de la ville. C’est une synagogue et un centre communautaire placés sous la responsabilité du rav Réouven Ohana, qui officie là quand il n’est pas à la grande synagogue de la rue Breteuil. Ce dernier considère le Merkaz comme son « bras armé » au service d’actions concrètes. C’est dans ce bâtiment que se déroulera le Chabbat national.

Cent à cent vingt femmes y bénéficient de cours spécifiques le lundi dans le cadre de l’association Ohel Esther.

Une yéchiva guédola, sur le modèle israélien de tradition lituanienne mais adapté au public francophone, a été fondée ici en 2008. Nommée Ohr Hanania, elle répondait à un besoin particulier car en Eretz, les yéchivot des courants ‘harédim étaient encore peu accessibles aux Français, pour motifs linguistique et aussi culturel. L’institut talmudique, où étaient inscrits – bon an, mal an – une cinquantaine d’internes, a cessé de fonctionner en 2013. En effet, les lieux d’étude francophones se sont multipliés entre-temps en Israël, où l’on peut désormais suivre un programme spirituellement et intellectuellement ambitieux sans renier l’état d’esprit qui prévaut dans l’Hexagone. Mais Ohr Hanania n’a pas fermé ses portes : l’école s’est transformée en kollel. Ses quinze étudiants actuels sont si… performants que certains ambitionnent d’embrasser la carrière rabbinique et se déplacent en fin de cursus en Israël pour passer le diplôme adéquat. Mieux encore : en 2017, une délégation de correcteurs de l’Etat juif est venue à eux pour qu’ils tentent de réussir l’examen sans quitter Marseille. Une démarche inédite dont on ignore si elle va se reproduire.

 

Axel Gantz

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