17 Kislev 5781‎ | 3 décembre 2020

Le Tombeau de Ra’hel et son histoire

Chaque année, à l’occasion de la Hilloula de Ra’hel Iménou, qui a lieu le 11 ‘Hechvan, des dizaines de milliers de juifs affluent vers le Tombeau de la matriarche, près de Beth Lé’hem. Ils viennent durant cette journée pour épancher leur cœur, solliciter le soutien de Ra’hel qui se tient à la croisée des chemins pour accompagner le peuple juif dans ses joies et ses peines. A l’occasion de cette Hilloula, Haguesher répond aux questions qui se posent autour de ce site central de l’histoire du Am Israël.

 

– Qui fut le premier à se recueillir sur le Kéver Ra’hel ?

Selon le midrash, c’est Yossef qui fut le premier à se recueillir sur la tombe de sa mère, après que ses frères l’aient vendu comme esclave et alors qu’il était en route vers l’Egypte.

 

– Qui construisit la Matséva et quelles sont ses particularités ?

Yaacov et tous ses fils, à l’exception de Binyamin (puisque Ra’hel mourut en le mettant au monde), se chargèrent de la pierre tombale. Chacune des 11 tribus y posa une pierre, et Yaakov en disposa une au-dessus de toutes les autres. Rav Péta’hya de Ragensburg, voyageur juif allemand du 12ème siècle, rapporta un miracle à ce sujet. Des non-Juifs avaient pris cette grande pierre surplombant le caveau de Ra’hel afin de s’en servir pour l’idolâtrie mais, à leur grand étonnement, ils la retrouvèrent le lendemain à son emplacement originel. La même scène se reproduisit à maintes reprises jusqu’à ce qu’ils réalisent que l’on ne pouvait s’en accaparer. D’après une description datant d’il y a 1400 ans, un détail supplémentaire y figure : le nom de Yaakov était gravé sur cette pierre.

 

– Quand fut érigé le dôme situé au-dessus de la tombe ?

On ignore la date précise de son édifice, mais il semble que la source écrite la plus ancienne qui s’y réfère soit une lettre d’il y a environ 1000 ans et rédigée en judéo-arabe (trouvée dans une Guéniza au Caire). Autre source : le témoignage du voyageur juif espagnol Binyamin de Tudèle, qui s’était rendu en Erets Israël vers 1170, et avait décrit ainsi le Kéver Ra’hel : « la Matséva est constituée de 11 pierres, au-dessus desquelles se trouve un dôme qui repose sur quatre arches, et tous les juifs qui viennent se recueillir sur la tombe signent leur nom sur ces pierres », coutume qui était alors également d’usage au Kotel. Rabbi Ovadia de Barténora y fit un descriptif similaire dans une lettre datant de 1488, en ajoutant : « il ne semble pas que cette bâtisse soit si ancienne… »

 

– Quand le tombeau de Ra’hel fut-il rénové ?

Au fil des siècles, le Kéver Ra’hel a été rénové plusieurs fois, notamment en 1622. Toutefois, la rénovation majeure fut celle effectuée par Sir Moses Montefiore en 1841. Il rénova la pièce et le dôme existants, et y fit construire une pièce supplémentaire. Depuis, le Kéver Ra’hel a obtenu sa célèbre structure architecturale telle qu’elle apparaît dans les photos ou représentations. En outre, Montéfiore a obtenu des autorités turques que ce lieu saint soit  officiellement reconnu comme un site juif. Suite à cela, on veilla à ce que les Juifs y accèdent librement et sans rencontrer d’encombres en chemin. Les clefs du Tombeau étaient alors détenues par un gabbaï, chargé de l’ouverture du site. Les clefs furent alors confiées, en premier lieu, au Rav Aharon Leïb Monzone.

 

– Au 20ème siècle, quelles furent les principales périodes où les Juifs ne purent accéder au Kéver Ra’hel ?

Sous le mandat britannique, de 1917 à 1948, les Juifs n’avaient pas d’autorisation officielle de se rendre au Kéver Ra’hel. Néanmoins, Shlomo Frymann, qui en détenait les clefs, ouvrait le site au public, essentiellement en Eloul et pendant les jours de fête.

De 1948 à 1967, la ville de Beth Lé’hem étant sous contrôle jordanien, les Juifs n’avaient pas accès au tombeau.

 

Il y a quelques années, le Tombeau de Rah’el Iménou a été rénové et, pour des raisons de sécurité, Tsahal l’a entouré d’une barrière de béton qui le sépare de la partie palestinienne de Bethléem. Le tombeau est ouvert en journée et fermé la nuit, à l’exception de la nuit de la Hilloula , le 11 ‘Hechvan. Il est ouvert le vendredi jusqu’à deux heures environ avant l’entrée du Chabbat.

Que la prophétie liée à Ra’hel et adressée à Jérémie puisse se réaliser : « … que ta voix cesse de gémir et tes yeux de pleurer… Oui, il y a de l’espoir… tes enfants rentreront dans leur domaine ».

(Source : Chaar Hachamayim, Rav Betsalel Landau)

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