12 Kislev 5781‎ | 28 novembre 2020

L’impact régional de la perte de Rakka par Daesh

Smoke from explosions rises during fighting in the village of Jubata Al Khashab, held by Syrian rebel groups fighting to overthrow President Bashar al-Assad, as seen from the Israeli side of the border fence between Syria and the Israeli-occupied Golan Heights September 11, 2016. REUTERS/Baz Ratner - S1BEUAQXKNAA

Intervenue la semaine dernière sous les coups de butoir de l’armée d’Assad, du Hezbollah et des autres milices chiites pro-iraniennes locales, la chute de la grande ville de Rakka, devenue depuis trois ans le fief de l’Etat islamique (EI-Daësh) au nord de la Syrie, augure certes de la prochaine et définitive défaite des djihadistes de Daësh dans ce pays. Et ce, malgré la persistance du dernier bastion de l’EI à Deir ez-Zor et l’existence de 6 500 de ses miliciens encore déployés, non plus dans les grandes cités, mais dans les immenses étendues du désert syro-irakien.

Toutefois, en l’absence d’une politique américaine cohérente (comme on l’a constaté lors de la toute récente reprise de Kirkourk aux Kurdes par les milices chiites pro-Téhéran et l’armée irakienne, où tous les protagonistes étaient équipés d’armes made in USA), la chute de Rakka va probablement générer trois conséquences principales, sur fond d’une instabilité de plus en plus grande dans toute cette partie du Moyen-Orient.

-1/ Une influence grandissante de l’Iran accentuant la marginalisation des minorités sunnites. Ce qui aura pour effet de renforcer encore plus l’axe radical « Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth-Gaza ». Car l’Iran est bien aujourd’hui la force montante de la région, suppléée par ses milices locales en Irak et en Syrie : celle qui tire les ficelles de tous les affrontements de ces derniers mois.

-2/ La remise à plus tard – suite à la reprise de Kirkouk par l’armée irakienne voilà quelques jours – de la création d’un Etat kurde, dont le territoire aurait relié le nord-est de la Syrie au nord-ouest de l’Irak, laquelle est maintenant devenue très aléatoire. Et ce, malgré le vote majoritaire des Kurdes en faveur de leur propre indépendance lors du dernier référendum. Ce qui signifie aussi, à moyen terme pour Israël, un allié non-arabe potentiel de moins dans la région…

-3/ Une probable multiplication des attaques généralisées et des méga-attentats de Daesh dans tout le Moyen-Orient (donc, éventuellement, aussi contre Israël), en Europe ainsi qu’aux Etats-Unis, puisque peu à peu chassés des ex-territoires de leur « Grand Califat » syro-irakien, les djihadistes sont en train de se replier un peu partout sur une stratégie suicidaire de harcèlement au coup par coup contre leurs ennemis occidentaux et chiites. Ce qu’attestent les tout récents tirs de roquettes sur la région d’Eilat, effectués par une milice localisée dans la péninsule du Sinaï affiliée à Daesh.

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