19 Adar II 5779‎ | 26 mars 2019

TEVA écope d’une amende de 520 millions de dollars aux États-Unis

Aux États-Unis, on ne plaisante pas avec la loi sur les Pratiques de corruptions étrangères (Foreign Corrupt Practices Act). Au terme d’une enquête diligentée par le FBI, il a été établi que des responsables de la filiale russe de Teva ont versé pour 200000 dollars de pots-de-vin à des membres du gouvernement ukrainien pour qu’ils facilitent l’homologation de la Copaxone, un médicament contre la sclérose en plaques produit par Teva. Des faits similaires ont été relevés concernant des médecins employés par les gouvernements russe et mexicain. Les faits remontaient à 2005. Teva, qui affirme que ces pratiques n’ont en aucun cas été commises aux États-Unis, assure avoir mis en place en interne dès 2009 un plan pour identifier et mettre fin à ces agissements. Au siège de Teva, en Israël, on affirme que les personnels incriminés ont été exclus de la firme. Pour sa part, le FBI avance que ces comportements auraient rapporté à Teva plus de 200 millions de dollars de profit pour la vente de la Copaxone en Russie. La filiale russe de Teva, qui a reconnu les faits, plaidera coupable devant le Tribunal du district Sud de Floride le 12 janvier prochain. En attendant, le 1er septembre dernier le gouvernement américain a décidé de refuser d’homologuer un troisième brevet concernant la Copaxone. Et le groupe Teva devra payer diverses amendes totalisant 520 millions de dollars au département américain de la Justice. DAVID JORTNER