15 Adar II 5779‎ | 22 mars 2019

Au Champ de Mars : ‘Hanouka, les Loubavitch et l’ONU

Les résolutions anti-israéliennes de l’UNESCO puis des Nations-Unies étaient dans tous les esprits lors du grand allumage public du 25 décembre. Ce sujet d’actualité a été largement évoqué pendant la cérémonie à laquelle Haguesher a assisté La place Jacques Rueff était noire de monde, le dimanche 25 décembre dans la soirée. Plus de deux mille personnes ont assisté à cet endroit situé au milieu du Champ de Mars, face à la Tour Eiffel, au principal allumage public du Beth Loubavitch de la capitale à l’occasion de ‘Hanouka. Au programme (entre autres) : des mélodies hassidiques entonnées par le chanteur Shmuel Touaty accompagné par l’orchestre de Yossef Brami. Le rav Guédalia Nissenbaum, maître de cérémonie, a mis les points sur les i dès les premières minutes, remarquant que la ‘hanoukia géante installée sur la place se trouvait à quelques centaines de mètres du siège de l’UNESCO, « petit palais de l’obscurité, le grand palais de la même obscurité étant à New York », faisant allusion aux récentes résolutions révisionnistes et anti-israéliennes de l’ONU et de son antenne parisienne consacrée à la culture. « Notre réponse, c’est ce rassemblement», a-t-il lancé. Puis, Aliza Bin-Noun, ambassadrice de l’État juif, a insisté sur « le courage et l’unité » du peuple d’Israël. « Nous gagnerons tous les défis », a-t-elle promis. « Nous n’avons pas peur », a renchéri Ariel Goldmann, président du Fonds social juif unifié (FSJU), évoquant les paroles chaleureuses prononcées pour ‘Hanouka par le chef du gouvernement britannique, Theresa May, qui a demandé au monde libre et aux Israéliens de « défendre leur liberté et leurs valeurs » en cette période troublée. Le numéro un du CRIF, Francis Kalifat, a dédié la cérémonie à la mémoire des enfants juifs assassinés « parce que Juifs » sur le territoire français au cours des dernières années. Il a également rendu hommage au mouvement ‘Habad. « Que serait notre communauté sans lui ? », s’est-il interrogé. Enfin, le président du Consistoire (qui a allumé l’une des deux bougies, la seconde étant réservée au grand rabbin et directeur du Séminaire Olivier Kaufmann) a replacé lui aussi ‘Hanouka dans l’actualité. « À l’époque des Maccabées, a souligné Joël Mergui, on a voulu couper notre peuple de son histoire et de sa capitale éternelle, Jérusalem. Cela ne vous rappelle rien ? Mais l’ONU ne parviendra pas à ses fins : nous sommes des millions de petites fioles d’huile à travers la planète tournées vers la ville sainte ! »  Après l’allumage parisien, le public a assisté aux mêmes cérémonies en direct de Netanya (par le Beth ‘Habad francophone local), Jérusalem et Brooklyn (depuis le bureau du Rabbi de Loubavitch zatsal), grâce aux écrans vidéo installés sur la place. « N’oubliez pas d’allumer votre propre ‘hanoukia à la maison », a recommandé le rav Nissenbaum, tandis que de jeunes militants du kirouv distribuaient chandeliers et beignets. Axel Gantz