11 Kislev 5781‎ | 27 novembre 2020

Vivre au présent et connaître l’avenir

Rav Yaakov Sitruk

Nous rentrons en Israël dans une période de sondages. On va tenter de nous dire de quoi sera fait l’avenir. Prévoir, anticiper, prophétiser. Ce vieux rêve de l’homme à la fois fasciné et inquiet par le lendemain. Ailleurs par exemple, c’est un pays entier qui est agité par ceux dont la « seule » revendication est qu’on leur assure la sérénité pour leurs vieux jours. C’est dans la nature de l’humanité de s’inquiéter pour le futur. Le gaon de Vilna explique que les prévisions dont sont capables les hommes, sont en fait des calculs basés sur les données appartenant au présent. Il ne faut donc pas appeler cela connaître l’avenir. On ne peut savoir ce qui n’est pas encore. Prévoir, c’est en fait transformer le présent en un outil au service d’une réalité supposée. Un jour, un homme appelé Lavane croyait posséder des dieux capables de lui révéler le futur. Il les appelait Térafim. Sa fille, notre mère Ra’hel, les lui a subtilisés pour le détourner de cette illusion. Cela va malheureusement entraîner sa mort prématurée suite à une phrase fatidique de son mari Yaacov « celui avec qui tu trouveras tes dieux ne vivra pas ».
Exister dans la projection ne s’appelle pas vivre. Le mot Térafim signifie faiblesse (rafouy, rifyon). L’inquiétude liée à l’avenir peut s’expliquer par le besoin de sérénité au présent. En effet, ne serait-ce pas un manque de confiance en hachem que de se préoccuper de problèmes qui n’existent pas encore ? Il nous faut cependant être attentif. Ne pas sacrifier son présent. Prévoir et anticiper ne peuvent pas être des alibis. C’est au présent que l’on existe. D’autre part, se soucier outre mesure de l’avenir serait révélateur, toujours selon le gaon, d’une volonté de voir une situation à laquelle on s’est habitué, se poursuivre. Les retraites par exemple, ont pour fonction de continuer à recevoir de l’argent. C’est une expérience définie par sa continuité. Le risque serait de vivre une expérience vide d’énergie. C’est l’initiative qui est porteuse d’énergie. Au moment où Ra’hel quitte ce monde elle accouche d’un enfant que Yaacov appellera Binyamin, le fils de la droite. Nos maîtres expliquent qu’il était comme un homme avec deux mains droites. Deux mains fortes. Il permettra de vaincre cette fatalité liée à notre dépendance de l’avenir souvent perçu comme un simple prolongement de mes habitudes. Pour être plein d’énergie, une seule solution : vivre chaque moment au présent comme une nouveauté.

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