9 Kislev 5781‎ | 25 novembre 2020

Coopération entre parents et enseignants

Avec une joie associée parfois à une pointe d’appréhension, les enfants ont repris le chemin de l’école. Quel que soit le stade atteint dans leur cursus scolaire, ils passent de classe, sentent qu’ils grandissent et qu’ils évoluent. Ce passage de classe ou de cycle permet d’ouvrir une nouvelle page, et, bien souvent, stimule l’élève à prendre de bonnes résolutions. Du côté des parents, la reprise du rythme scolaire est souvent perçue, après les grandes vacances, comme un soulagement … mais, prudence… car, en réalité, les parents doivent assumer leur rôle, tout au long de l’année. Certes, les enfants passent une bonne partie de leur journée à l’école, mais la responsabilité de l’éducation des enfants incombe avant tout aux parents ! Suggestion : peut-être qu’à cette période de l’année, nous pourrions nous aussi profiter de la rentrée pour effectuer un changement, évoluer dans un certain domaine en nous engageant à avancer d’un cran, que ce soit en instituant un nouveau règlement ou en prenant une nouvelle initiative… Toutes les idées sont bonnes si elles sont prises au sérieux. Pour ceux qui manqueraient d’idées, vous pourrez obtenir, à travers ces quelques lignes inspirées de l’ouvrage de Rav Moché Kaufman Chlita, intitulé Lev Avoth Al Banim, quelques conseils relatifs à la coopération entre parents et enseignants. Signalons en premier lieu qu’il ne s’agit pas d’”un plus” que vous offrirez à votre enfant, mais d’une nécessité d’une importance capitale. Il va sans dire que lorsque l’enseignant voit que les parents veillent au suivi scolaire de leur enfant, se soucient de ses progrès et de son bien-être, il devient bien plus attentif aux besoins de l’enfant en question et il l’abordera différemment. Ceci est encore plus flagrant lorsque nous avons affaire avec des classes à effectifs élevés où l’enseignant, même s’il est plein de bonne volonté, peut difficilement suivre de près chacun de ses élèves. Comment s’y prendre ? Au cours de la première semaine de l’année scolaire, il est recommandé de laisser l’enseignant découvrir l’enfant de par lui-même. A ce stade, il serait trop tôt pour que l’enseignant soit réceptif aux détails qu’on lui fournirait sur la nature de l’enfant, ses aptitudes scolaires… Aussi, il est parfois souhaitable que le maître s’imprègne de ses premières impressions “neutres” de l’enfant sans aucun préjugé. Ceci reste valable pour la majorité des cas, sauf pour certaines exceptions qui nécessitent alors de procéder différemment. Ainsi, si l’enfant est particulièrement sensible ou s’il présente de sérieuses difficultés, il est vivement conseillé d’en aviser l’enseignant le plus rapidement possible afin que l’enfant soit bien accueilli et bien intégré dans sa classe. Précisons qu’il y a lieu de faire preuve de tact et d’intervenir en toute discrétion pour ne pas que l’enfant ne s’en rende compte, ce qui risquerait de l’incommoder, voire même de l’humilier. Concrètement, signalons qu’en France et en Israël, les codes de société sont bien différents. Si en France, il conviendrait de fixer un rendez-vous avec l’enseignant pour s’entretenir avec lui, en Israël, il est tout-à-fait acceptable (et souvent, recommandé) de passer un coup de fil à l’enseignant en soirée, de temps à autre. Quoi qu’il en soit, le cahier de correspondance/liaison est toujours à votre portée pour garder contact avec l’enseignant. N’hésitez pas à en faire bon usage, non seulement pour les circonstances exceptionnelles (absence, retard…), mais aussi pour féliciter votre enfant pour ses acquis, son comportement, en pensant également à remercier le professeur pour son investissement, son travail… En règle générale, après que les premières semaines se sont écoulées, «il est important que les parents commencent à s’entretenir avec l’enseignant. Ceci comporte plusieurs avantages évidents : certains aspects de la personnalité de l’enfant sont parfois difficiles à détecter, à fortiori en un temps limité, et seuls les parents sont en mesure de les révéler à l’enseignant. Cela permettra à ce dernier de mieux comprendre certains comportements de l’enfant qui lui semblaient jusque-là obscurs». Ces informations lui seront d’une grande utilité pour qu’il sache comment s’y prendre pour aider et encourager l’élève. Pour conclure, n’oublions pas la règle du jeu à suivre : quelles que soient les faiblesses de l’enfant, il revient au parent de “faire apprécier son enfant et de le rendre cher aux yeux du maître, en lui décrivant ses qualités et en mettant en lumière le positif de sa personnalité, ce qui renforcera le lien maître-élève».

Yokheved Levy