20 Nisan 5779‎ | 25 avril 2019

Le nouveau chef d’état-major Aviv Ko’havi, un général qui sort des sentiers battus

Le général Aviv Ko’havi a un nom particulièrement expressif et optimiste. Un nom et un prénom qui peuvent signifier l’étoile du printemps ou le printemps étoilé. Peut-être qu’au coeur de cet hiver pluvieux et même neigeux, l’arrivée d’Aviv Ko’havi laisse présager des lendemains printaniers et un ciel étoilé. C’est ce qu’il faut espérer pour celui qui est devenu, ce mardi, le 22e chef d’état-major de Tsahal. Aviv Ko’havi est né en 1964 et il a grandi à Kiriat Bialik dans une famille
d’origine modeste. Il s’est enrôlé en 1982 dans la brigade des parachutistes. Il a terminé avec excellence le cours des officiers de Tsahal avant de gravir les échelons dans la hiérarchie militaire : commandant du bataillon 101 des Paras, commandant de la brigade des Parachutistes, commandant du corps d’armée de Gaza, commandant en chef de la région Nord, chef du département des Renseignements militaires, et enfin chef d’état-major adjoint. Il possède une licence de philosophie de l’Université hébraïque de
Jérusalem, ce qui lui a valu le « titre » de philosophe et une maîtrise de la célèbre université d’Harvard ! Il est marié, père de trois filles et… végétarien. Au cours de sa brillante carrière militaire, le général Aviv Ko’havi s’est forgé plusieurs excellentes réputations : d’abord celle d’un officier brillant, très charismatique, qui a un sens aigu de l’auto-critique et qui s’efforce toujours de réfléchir en dehors des sentiers battus. Un exemple, mentionné par le Premier ministre Nétanyaou lors de la cérémonie d’intronisation du nouveau chef d’étatmajor: durant l’opération Rempart en avril 2002, les renseignements militaires savaient que les terroristes du Hamas avaient miné les portes d’entrée de certains immeubles et appartements dans les villes palestiniennes. Aviv Ko’havi qui était alors commandant de la brigade des parachutistes a donné l’ordre
à ses soldats de contourner ces obstacles en pénétrant dans les maisons par les murs à l’aide des unités de génie de Tsahal ! Cette décision a sauvé la vie de nombreux soldats. Les experts qualifient ensuite le général Ko’havi de réformateur et expliquent que les mots préférés du nouveau patron de
l’armée israélienne sont : sophistication, innovation et créativité. Là encore le général Ko’havi a donné une dimension de ses capacités lorsqu’il était le chef des Renseignements militaires (2010-2014) : sous son impulsion, l’unité d’élite des Renseignements 8200 s’est considérablement développé. Il
a également créé une dizaine d’unités nouvelles de renseignements et a propulsé vers le sommet en particulier l’unité de cyber technologie offensive. Cela a permis aux Renseignements militaires de recueillir une
quantité impressionnante d’informations, en particulier dans le domaine du nucléaire iranien, qui ont contribué à mieux protéger l’Etat d’Israël. Les proches du général Ko’havi mentionnent également une autre qualité notable : son écoute attentive. Avant de prendre une décision cruciale, le général Ko’havi aime écouter divers avis sur un problème. Ensuite, il réfléchit posément et tranche. Et souvent lorsqu’il l’estime nécessaire,
il n’hésite pas à utiliser la force militaire de Tsahal pour vaincre. Durant son mandat à la tête de Tsahal, le général Ko’havi aura à coeur de relever plusieurs défis sécuritaires majeurs comme la présence de forces iraniennes en Syrie et la menace représentée par les missiles du Hezbollah le long de la frontière israélolibanaise. Il devra également trouver des
solutions inédites pour restaurer la force de dissuasion de Tsahal battue en brèche, ces derniers mois, par les terroristes du Hamas, leurs roquettes et leurs ballons incendiaires. Il devra également trouver une solution au
regain de tension constaté ces dernières semaines en Judée et Samarie.
De l’avis « général » Aviv Ko’havi est capable de relever l’ensemble de ces défis. Il possède les qualités humaines nécessaires pour y parvenir. Il faut lui souhaiter qu’avec l’aide de D.ieu, son mandat soit couronné de succès.
Car comme on le lui a dit le jour de son intronisation, sa réussite sera celle de tous les Israéliens. Daniel Haïk