15 Kislev 5781‎ | 1 décembre 2020

Au dernier moment, Benett et Shaked ont pris la bonne décision

Israeli Minister of Education Nafatli Bennett and Justice Minister Ayelet Shaked deliver a statement during a press conference in the Israeli parliament, on November 19, 2018. Photo by Miriam Alster/Flash90 *** Local Caption *** ðôúìé áðè àééìú ù÷ã äöäøä ú÷ùåøú ëðñú îñéáú òéúåðàéí

Tous les observateurs, annonçaient lundi matin avec une certaine assurance que Naftali Benett s’apprêtaient à démissionner et donc à provoquer la chute du gouvernement Nétanyaou. Ils prétendaient que le leader du Foyer Juif n’avait pas digéré l’affront que lui avait fait Mr Nétanyaou en récupérant sous ses yeux le portefeuille de la Défense qu’il convoitait. Mais au bout du compte et certainement grâce aux pressions de nombreux chefs de file de la mouvance sioniste religieuse qui ne voulaient faire chuter ce gouvernement, Benett (et Shaked) ont modifié leur plan et se sont résignés à se placer aux côtés du Premier ministre. Analyse.

Mercredi dernier 14 novembre, peu après qu’Avigdor Lieberman a annoncé sa démission, Naftali
Benett s’est empressé d’exiger du Premier ministre Nétanyaou cet important portefeuille désormais libre. Pour le leader du Foyer Juif, cette exigence s’inscrivait logiquement dans les critiques qu’il n’a cessé d’émettre, ces derniers mois, quant à la politique trop complaisante à son goût menée par Lieberman en particulier à propos de Gaza. L’occasion de mettre en application une feuille de route sécuritaire plus musclée était, pour Benett, trop belle pour ne pas la concrétiser. Mais il faut bien avouer également que cet ultimatum a passablement agacé certaines figures de choix de la mouvance sioniste-religieuse. Certains lui ont reproché de prouver à travers son exigence, une forme de mépris pour le ministère de l’Education qui n’aurait été de facto qu’un modeste palliatif pour Benett au portefeuille de la Défense, de loin son préféré. D’autres n’ont pas compris pourquoi Benett voulait absolument devenir ministre de la Défense d’un gouvernement en pleine décomposition et qui n’aurait pas obligatoirement cautionné, dans ses derniers jours, la politique de fermeté et de détermination prônée par Benett lui-même. Mais personne n’a véritablement exprimé de veto à une telle revendication. Pourtant, dimanche  soir, après que Binyamin Nétanyaou a insisté dans son allocution sur la gravité des enjeux sécuritaires d’Israël et alors que l’on annonçait la conférence de presse dans laquelle Benett et Shaked allaient annoncer leur démission, un véritable front opposé au départ des chefs du Foyer Juif s’est formé : de très nombreuses personnalités du sionisme religieux ont envoyé des messages à Benett, le sommant de ne pas provoquer d’élections anticipées. Le sentiment général était que si Benett-Shaked démissionnaient et faisaient ainsi chuter le gouvernement, Binyamin Nétanyaou ne manquerait pas de se venger contre le Foyer Juif. Parmi les personnalités qui ont téléphoné à Benett pour lui demander de ne pas démissionner se trouvait même le Prix Nobel d’Economie Robert Israël Aumann qui lui a demandé de considérer avant tout la Raison d’Etat. Même le leader spirituel du sionisme religieux le rav ‘Haïm Druckman a été sollicité. Selon certaines informations, le conseiller à la Sécurité Nationale, Meïr Ben Shabbat qui a des relations familiales avec le rav Druckman, aurait été mandaté indirectement par le Premier ministre pour pousser le rav Druckman à dissuader Benett de démissionner. Pour appuyer sa requête, Ben Chabbat aurait même fourni au rav Druckman un document sécuritaire top secret. Après avoir pris connaissance de ce document le rav Druckman aurait directement téléphoné à Benett pour lui expliquer les répercussions potentielles et dramatiques de son geste. Finalement face à ce blitz, Benett et Shaked ont cédé : ils se sont contentés de condamner la politique, trop modérée  à leur goût, du gouvernement mais ils n’ont pas démissionné. Au sein de la direction du Foyer Juif on a poussé un ouf de soulagement. En effet, ces responsables de l’ex-PNR n’ont pas oublié qu’en 1992, c’est ce même PNR qui a provoqué de ses propres mains la chute du gouvernement de Droite d’Its’hak Shamir et l’arrivée quelques mois plus tard des travaillistes d’Its’hak Rabin au pouvoir dans un gouvernement qui sera à l’origine du processus d’Oslo. De l’avis général, même si Benett ne sort pas grandi de cette démarche, il a dû choisir entre deux mauvaises propositions et a finalement opté pour la moins pire. Concrètement il a fait le choix qui affectera le moins son parti et salira le moins son image de marque. Et à la dernière minute il a sauvé une partie de sa mise en prononçant lundi un discours clair et logique. Cependant, il faut bien avouer qu’il y a quelque chose d’agaçant dans le comportement souvent « impulsif » de Naftali Benett. D’agaçant, et certains diront, de préoccupant surtout de la part d’un leader politique qui aspire à devenir au lendemain des prochaines élections, ministre de la Défense à part entière.

Daniel Haïk

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