8 Kislev 5779‎ | 16 novembre 2018

Pourquoi faut-il voter Moché Léon

Supporters celebrate as Jerusalem Mayoral candidate Moshe Leon arrives at his campaign headquarters as he leads the early counting in the Municipal Elections for Jerusalem, on October 30, 2018. Photo by Hadas Parush/Flash90 *** Local Caption *** éøåùìéí áçéøåú î÷åîéåú îöáéò ÷ìôé îùä ìàåï ìéàåï îåòîã øàùåú øàùåú òéøééú éøåùìéí äòéøééä òéøééú øàù äòéø

Haguesher l’a affirmé depuis sa création et en particulier depuis qu’il a pris ce nom, il y a plus de deux
ans : il se veut résolument être un pont entre les différentes composantes des communautés juives de  france et francophones d’Israël. Mais être un pont ne signifie pas brandir l’étendard de la neutralité. Et même si notre édition est distribuée d’une part en France, et de l’autre aussi à l’extérieur de Jérusalem, il nous a paru important d’appeler clairement nos lecteurs, habitant Jérusalem à apporter massivement leur soutien à Moché Léon en perspective du second tour des Municipales le 13 novembre prochain. Pourquoi s’engager de la sorte ? Tout d’abord parce que nos maîtres les grands de la Génération nous ont indiqué la voie à suivre et nous ont appelé à donner notre voix à Moché Léon et qu’il le considère comme un homme pratiquant et scrupuleux dans le respect des mitzvot. Pour eux et pour nous, Jérusalem n’est pas une ville comme les autres. C’est la capitale d’Israël, le coeur historique de notre peuple ; le nombril du Monde. Et parce que le maire de Jérusalem a une redoutable mission : préserver son cachet spirituel si spécifique, son atmosphère religieuse si particulière. Il ne fait aucun doute que nos maîtres, comme le gaon rav Haïm Kaniewsky, ne se seraient pas engagés à soutenir aussi ouvertement Moché Léon s’ils n’étaient pas persuadés qu’il irait résolument dans cette voie. A ce propos, il nous paraît important de souligner que le nouveau conseil municipal de Jérusalem est déjà composé d’une majorité d’élus orthodoxes. Ces élus orthodoxes étaient déjà majoritaires sous Nir Barkat et contrairement à certaines accusations malheureuses, ils n’ont jamais entravé le développement de la ville. Pour le bien de la Cité,il est important que le maire puisse oeuvrer en harmonie avec cette majorité incontournable. Ensuite, parce qu’au-delà des directives de nos rabbanim, il nous paraît important de souligner que Moché Léon possède également les qualités nécessaires pour redonner à Jérusalem ses lettres de noblesse. C’est un gestionnaire expérimenté qui dirige de longue date un grand cabinet
d’expertise-comptable. En 1996, il a été le premier directeur général de la présidence du Conseil après l’élection de Binyamin Nétanyaou. Et depuis cinq ans, il siège au conseil municipal en tant que détenteur du portefeuille important des «directions communautaires». Il connaît ses dossiers, n’aura par conséquent pas de difficulté à conduire une municipalité dont le budget frôle les 10 milliards de shekels.
Il nous est important de souligner que nous n’avons  rien de personnel contre Offer Berkovitch et nous ne savons pas s’il se situe à gauche, au centre, ou à droite de l ’ échiquier politique israélien. Et cela n’a pas vraiment d’impor tance mais nous considérons qu’en dépit de son dynamisme et de celui de son parti Hitorerout, il ne possède pas, à 35 ans, l’expérience indispensable pour gérer une ville aussi complexe que Jérusalem. Enfin, il nous semble que Moché Léone a pris conscience au cours de cette campagne de l’importance de la communauté francophone à Jérusalem. La place de 4e qu’il a accordé à Me Joël Burstin dans sa liste électorale en est la preuve et il est certain qu’au lendemain de son élection,
il pourra compter sur le rav Shmouel Marciano, élu de Chass au conseil municipal, et sur Joël Burstin comme conseiller pour qu’ils puissent ensemble améliorer l’intégration des nombreux olim de France qui ont choisi de s’installer dans notre capitale. Ultime précision : même si les sondages semblent donner Moché Léon vainqueur au second tour, il convient de rester mobilisés et d’aller voter le 13 novembre, car chaque voix comptera.
La direction d’Haguesher.

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