8 Kislev 5781‎ | 24 novembre 2020

Les élections du « midterm » : des enjeux capitaux pour Donald Trump

U.S. President Donald Trump rallies with supporters in a hangar at Missoula International Airport in Missoula, Montana, U.S. October 18, 2018. REUTERS/Jonathan Ernst - RC11D59E62C0

Le 6 novembre prochain, les Américains voteront pour les élections de mi-mandat : 35 sénateurs, 435 représentants, 36 gouverneurs, mais aussi 6 070 sièges dans les législatures locales et 30 procureurs d’Etats. Alors qu’elle mobilise d’habitude assez peu, cette élection s’annonce cette année comme un référendum sur Donald Trump : le parti démocrate espère donc conquérir une majorité relative au Congrès pour disposer d’une capacité de blocage de l’action législative du président, voire même d’une majorité absolue qui lui permettrait de le destituer…

Ce qui sera donc en jeu le 6 novembre, c’est bien la survie politique et judiciaire de Trump. Mais au-delà, ce scrutin aidera à définir l’ampleur de la recomposition politique en cours aux USA et conditionner leur avenir. Fait très significatif: Barack Obama a déclaré qu’il s’agira d’« un moment charnière » et du scrutin « le plus important de [sa] vie ». La probabilité, cette fois, d’une forte participation Bien que depuis plus d’un siècle, jamais la participation n’a dépassé les 50 % (atteignant même 36,7 % en 2014), l’intérêt de ce scrutin s’amplifie chaque jour à mesure que les sondages donnent Trump et les républicains battus. De plus, les primaires des derniers mois attestent d’un regain de mobilisation dans chaque camp, avec un net avantage aux démocrates hyper-motivés par leur combat contre Trump. Ainsi, la participation des électeurs démocrates à ces primaires a progressé en moyenne de 78 % par rapport à 2014, pour 23 % côté républicain. De plus, le midterm est souvent défavorable  au camp d’un président nouvellement élu. Ainsi, en 1982, 1994 et 2010, Reagan, Clinton et Obama avaient dû faire face à un Congrès contrôlé par le camp adverse particulièrement hostile… Tout cela attise l’inquiétude des dirigeants républicains, d’autant qu’un rapport confidentiel réalisé par un stratège conservateur et publié par l’agence AP a établi que « le facteur déterminant » de cette élection ne sera pas «l’amélioration de l’économie ou l’augmentation régulière des créations d’emplois », mais « ce que les électeurs pensent de Trump ». Si l’on ajoute à cela le fait que la cote de popularité du président, qui n’a jamais dépassé les 50 %, a beaucoup baissé ces derniers mois (entre 36 % et 37 % malgré le net redressement de l’économie), on comprend les craintes républicaines. Les conséquences probables d’un
tsunami démocrate D’après le site d’analyse FiveThirtyEight, 82 % des candidats démocrates ont des
chances de reconquérir la Chambre des représentants. Alors que les républicains y comptent 236 sièges et les démocrates 193, ces derniers doivent faire basculer 23 sièges pour y reprendre la majorité. Mais ils pourraient faire beaucoup mieux : d’après le modèle statistique Seats-in- Trouble, ils obtiendraient 44 nouveaux mandats ! Toutefois au Sénat, la tâche des démocrates s’annonce plus difficile : si la majorité
républicaine est très mince (51 sièges sur 100), seuls 35 sièges sont remis en jeu le 6 novembre, dont 26 occupés par des démocrates en position défensive. Si les démocrates et la gauche deviennent majoritaires à la Chambre, c’est tout l’agenda législatif de Trump et de son parti qui sera annulé : le mur avec le Mexique, l’abrogation de la réforme-santé d’Obama, les coupes dans les plans sociaux et les
nouvelles baisses d’impôts. Cette paralysie du Congrès priverait Trump de majorité et l’obligerait à gouverner par décret, à ne diriger vraiment que la politique étrangère et à nommer lui-même des juges que le Sénat pourra confirmer. C’est donc dans ce contexte troublé qu’il devra lancer la campagne
pour sa réélection en 2020… Une situation qui pourrait inciter les démocrates à mener toute une série d’enquêtes parlementaires sur le président et son administration pouvant théoriquement aboutir à une procédure spéciale de destitution. Les dossiers ne manquent pas : soupçons de collusion avec la Russie, entrave supposée à la justice lors du limogeage du patron du FBI, achats du silence de deux ex-relations présumées de Trump juste avant le scrutin de 2016. Pour Israël, une telle mise en difficulté d’un président si favorable à l’Etat juif  pourrait présenter plusieurs désavantages, Trump ayant dès lors moins de marge de manoeuvre en politique étrangère… Mais rien n’est joué car Trump pourrait, comme il l’a toujours fait, créer la surprise et parce qu’aussi il y aura des gagnants des deux côtés : les gains des démocrates seront atténués par ceux des républicains, les conservateurs pouvant aussi limiter les dégâts en restant majoritaires au Sénat où ils contrôleront les nominations et la ratification des traités internationaux – ce qui serait important pour Israël. De plus, une défaite de Trump le 6 novembre n’annoncera pas forcément son échec à la prochaine présidentielle.
R. D.

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