18 Iyyar 5779‎ | 23 mai 2019

Rav Yaacov Sitruk Les 10 journées qui nous conduisent de Roch Hachana à Kippour

Les «Asseret Yémé Techouva» sont ces 10 journées qui nous conduisent de Roch Hachana à Kippour. Ces deux dates ne sont pas seulement les moments du jugement que nous célébrons chaque année de la meilleure façon possible. Ce sont également deux dates qui ont marqué l’histoire de notre peuple. Le premier jour de Roch Hachana est celui qui rappelle la date de la création de l’Etre humain. C’est la plus grande et plus belle création, celle qui va permettre au monde d’avoir un sens : l’aboutissement de tout ce qui a précédé. Les choses auraient pu en rester là et continuer d’évoluer. Mais voilà que ce même jour, l’homme va commettre sa première faute. Catastrophe ! Tous les projets d’Hashem seront-ils  contrecarrés ??? Parallèlement à la faute, va apparaître le principe de la Techouva. Les choses peuvent être réparées. Une situation n’est jamais complètement désespérée. L’erreur n’est pas définitive.
Bien des années après (2448 pour être précis), les enfants d’Israël vont commettre la faute du veau d’or. Histoire bien connue… Le dix Tichri (date de Kippour), Moshé rabbénou descend pour la seconde fois du mont Sinaï avec les deuxièmes tables de la Loi qui seront définitives. On retrouve donc à ce moment de l’Histoire, cette chance inespérée que l’on appelle la Techouva. A travers la sonnerie du Chofar, nos maîtres établissent un lien entre Roch Hachana et le Don de la Torah. On constatera en effet que le son de cette corne possède selon le Rambam la faculté de réveiller les Juifs en ce jour si décisif. Comme une possibilité de réparer le manquement de don de la Torah, alors que les Bné Israël ne se sont pas réveillés à temps ce jour-là. A travers tous ces faits, on peut faire le lien entre la notion de faute, le don de la Thora et la Techouva avec cette nouvelle chance offerte le jour de Kippour. Le rav Galinsky zatsal disait lors d’un cours, que l’une des causes des fautes que la personne commet, vient du manque d’enthousiasme qui caractérise souvent ses entreprises. Un homme qui s’investit « cœur et âme » dans ce qu’il fait, se trompe rarement. Les processus de la réception de la Torah en sont le meilleur exemple. Nous avons connu une “toute petite” défaillance en ne nous réveillant pas à l’heure. Mais ceci dénote un manque de motivation qui peut s’avérer gravissime. Les deuxièmes tables de la loi arrivent à Kippour. Dorénavant, tout au long de  l’Histoire, le peuple juif va consacrer cette journée à l’effort. Nous allons nous dépasser, aller au-delà de ce qui semble être nos limites. Nous allons pouvoir prouver notre attachement à Hashem. Le Talmud nous parle souvent de ces ‘Ha’hamim qui en étudiant la Torah, ont
été entourés par un feu surnaturel. Il s’agit de la passion avec laquelle ils étudiaient la Torah. Cette qualité est indispensable lorsqu’une chose est importante. La période qui sépare Roch Hachana de Kippour nous permet de nous renforcer dans tous les domaines. Celui de l’enthousiasme et de la flamme qui nous anime me paraît être primordial. La Techouva n’est pas forcément synonyme de bouleversement, mais cela peut être l’aspiration à mieux faire. Avec envie.

Ktiva vé’hatima tova