9 Heshvan 5779‎ | 18 octobre 2018

Affluence record au Siyoum Harambam de Paris

Près de trois mille personnes étaient rassemblées le 3 septembre à l’invitation du Beth Loubavitch pour marquer la fin de la traditionnelle étude annuelle du Michné Torah.

Tout a commencé au début des années 80. A l’époque, le rav Yossef Its’hak Belinow, alors chalia’h ‘Habad et roch yéchiva au Maroc, a suggéré au Rabbi de Loubavitch d’officialiser
l’étude quotidienne des textes du Rambam pour tous les fidèles du mouvement. Ce qui fut fait. Il s’agit notamment de lire et commenter le millier de chapitres du Michna  Torah en onze mois et demi – soit trois chapitres par jour. Les moins érudits ou les plus occupés par ailleurs peuvent se contenter du Sefer Hamitsvot, plus court et plus accessible… ou de parcourir le Michné en trois ans avec un seul chapitre par séance. En France, cette étude se termine traditionnellement par un grand Siyoum collectif, longtemps dirigé par le rav Hillel Pevzner zatsal, dont on honore ce 13 septembre le dixième anniversairede la disparition à travers un yahrzeit prévu à 20 heures dans les locaux de l’école Sinaï (18e arrondissement de la capitale). C’est l’un de ses fils, le rav Avraham Baroukh Pevzner, qui lui a succédé
dans cette fonction particulière et c’est lui qui a lu publiquement, le 3 septembre, les dernières lignes de l’ouvrage de référence de Maïmonide. Ce lundi soir, près de trois mille personnes étaient réunies au Casino de Paris, record d’affluence depuis trente-sept ans aux dires des organisateurs. Une véritable performance en période de rentrée scolaire et à quelques jours de Roch Hachana. La cheville ouvrière du rassemblement était le rav Mendy Azimov au nom du Beth Loubavitch et son animateur le rav Binyamin
Mergui, très en verve comme à l’accoutumée. Le rav Pevzner s’est notamment arrêté sur une citation passionnante et paradoxale du Rambam, selon laquelle la croyance en Hachem serait le pilier de
toute science. Le Rabbi expliquait, a rappelé le rav Pevzner, que cette assertion était parfaitement compréhensible en ce sens qu’aucune science exacte n’était capable de produire quelque conclusion certaine et définitive que ce soit, les vérités évoluant avec la recherche. D’où le raisonnement juste du maître séfarade du 12e siècle : sans émouna, rien n’est sûr… Parmi les intervenants du kinous : le rav Belinow venu de Bné Brak pour l’occasion, le rav Chalom Edelman, chalia›h à Fez (Maroc) depuis des décennies, le rav Ye›hiel Mena› hem Mendel Kalmenson de Brunoy ou encore le rav Yossef Matusof de Toulouse. L’orchestre de Yossef Brami assurait la partie musicale du Siyoum.

AXEL GANTZ

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