12 Adar 5781‎ | 24 février 2021

La Pologne renonce de facto à sa loi controversée sur la Shoah

Près de cinq mois après que les deux chambres polonaises (la Diète et le Sénat) aient voté une loi stupéfiante visant à interdire de prêter à la Pologne une quelconque implication dans la Shoah, le gouvernement de Varsovie a décidé de l'amender et plus concrètement de la vider de sa teneur. Explication de cette volte-face.

Personne n’a oublié l’émotion qu’avait provoquée en janvier et février derniers, la validation par le parlement polonais puis par le Sénat de ce pays, de la loi stipulant que la Pologne ne pouvait être tenue pour responsable des affres de la Shoah. Cette loi menaçait de sanctionner par des peines de prison (!) ceux qui oseraient prétendre que des Polonais ont collaboré avec les nazis, et, plus spécifiquement, ceux qui auraient pris l’habitude de qualifier Auschwitz et Maidanek de « camps de concentration polonais ». On se souvient qu’en dépit des protestations véhémentes des autorités israéliennes et des rescapés de la Shoah, le président polonais Andrej Duda avait validé cette loi et qu’en dépit de conversations d’apaisements entre Binyamin Nétanyaou et son homologue polonais Mateusz  Morawiecki, la loi avait été maintenue. Mais mercredi dernier, on a appris que finalement les deux Premiers ministres, avaient finalement décidé de signer une convention bilatérale dans laquelle ils condamnaient l’usage de la formulation ambiguë sur les camps de la mort dans la mesure où celle-ci aurait pour but de diminuer la responsabilité de l’Allemagne nazie dans les crimes commis durant la Shoah. Dans ce communiqué, Nétanyaou et Morawiecki ont prôné un dialogue franc et ouvert sur la perception de la Shoah et ils ont dénoncé toute expression d’antisémitisme. Parallèlement, le parlement polonais a décidé d’amender la loi controversée et d’en retirer la clause selon laquelle toute personne qui transgressera cette loi sur la « Mémoire Nationale » sera passible d’une peine de prison. Les députés devraient prochainement plancher sur une version plus « soft » de cette loi.
Au sein de la communauté juive polonaise on s’est félicité de cette décision du gouvernement polonais. Le grand rabbin de Pologne le rav Micael Shoudrih a déclaré que cette démarche du parlement polonais était très importante : « Je crois que les Polonais ont compris qu’il avaient commis une erreur en initiant un tel projet de loi. Il est heureux que ce dossier se soit réglé en cinq mois, même s’il eut été préférable de le résoudre en cinq heures ou en cinq jours… »
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce changement de cap de la part des autorités polonaises ; La première et la plus déterminante a été l’attitude hostile de l’administration Trump envers cette loi. Au cours des derniers mois les Américains ont quasiment boycotté les autorités polonaises à cause de cette démarche, et à Varsovie on a compris que s’il l’on ne faisait pas marche arrière, les relations bilatérales avec la Maison Blanche qui sont prédominantes pour le gouvernement conservateur polonais en pâtiraient… Alors que l’Europe de l’Ouest se montre très tiède face au renforcement des nationalismes en Europe centrale, il était indispensable à la Pologne de pouvoir compter sur l’allié américain. A cela se rajoute bien évidemment les pressions israéliennes d’une part qui n’ont pas cessé ces derniers mois et de l’autre les pressions des grandes institutions juives internationales comme le Congrès Juif Mondial. D’ailleurs son président Ron Lauder qui a investi ces dernières années, des dizaines de millions de dollars dans un effort de renaissance du judaïsme polonais, s’est félicité de la décision du Premier ministre polonais : « Je suis heureux de constater que le gouvernement polonais a reconnu la problématique de cette nouvelle loi et a compris qu’elle portait atteinte à la réputation de la Pologne. » Enfin le rav Shoudrih a avancé un autre raison plus inattendue : « Les sondages ont permis d’établir que près de la moitié de la population non juive de Pologne était opposée à cette loi et cela a pesé dans la décision finale du gouvernement ».
Daniel Haïk

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