8 Kislev 5779‎ | 16 novembre 2018

L’Union Européenne veut traduire les soldats de Tsahal devant la Cour de La Haye !

Les Européens ont depuis longtemps pris la fâcheuse habitude de s'immiscer dans les affaires intérieures israéliennes en finançant de nombreux projets qui vont à l'encontre de la politique actuelle du gouvernement Nétanyaou. Mais, si l'on en croit l'association NGO Monitor qui fait un suivi permanent des financements européens en Israël, on découvre que cette fois un palier a été franchi avec le financement par l'U.E. d'un projet de l'ONG Yech Din visant à traduire les soldats de Tsahal devant le tribunal international pénal.

Nachshon Battalion soldiers take a Palestinian detainee during an operation of arresting terror suspects in the Duhaisha Refugee Camp, near the West Bank city of Bethlehem, over night on December 8, 2015. The operation was carried out following the recent wave of terror attacks across Israel and the West Bank. Photo by Nati Shohat/Flash90. *** Local Caption *** ãåéã ùôéøà îâã äâãåã âãåã ðçùåï äå÷í áùðú 1998 âãåã ééòåãé ìçéîä ùèçéí éäåãä åùåîøåï çèéáú ëôéø çèéáä 900 äéà çèéáú çéì øâìéí âãåã ðçùåï îòöø çùåãéí áèøåø îçðä ôìéèéí ãäééùä áéú ìçí öáà ìåçîéí ôòåìä ìéìä

L’union Européenne persiste et signe : il y a deux semaines, l’association israélienne NGO Monitor avait révélé que l’U.E. finançait des ONG anti-israéliennes qui encourageaient au boycott de l’Etat d’Israël. Et cette semaine, la même association présidée par le Dr Gerald Steinberg a indiqué que les Européens ne se suffisaient pas de cela et qu’ils avaient décidé de financer un projet initié par l’ONG d’extrême-gauche Yech Din et visant à dresser systématiquement une liste d’officiers et de soldats israéliens qui auraient participé à des perquisitions au domicile de Palestiniens et auraient dans ce contexte violé les droits élémentaires de ces Palestiniens et ce dans le but de les traduire devant la justice internationale. Cette initiative de Yech Din est encouragée conjointement par deux autres ONG israéliennes d’extrême-gauche « Médecins pour les Droits de l’Homme » et « Breaking the silence », connue pour salir à l’étranger la réputation des soldats et officiers de Tsahal. Selon NGO Monitor, l’Union Européenne financerait ce projet pour un montant de plus de 250 000 euros et ce jusqu’en novembre 2019 ! Une partie de cette somme devrait servir à doter la population palestinienne de caméras afin que celle-ci filme les soldats en train de perquisitionner les maisons de Palestiniens et d’y arrêter des suspects d’activités subversives. Ces films permettraient ensuite d’identifier les soldats israéliens et d’entamer contre eux des démarches juridiques. Ce qui est nouveau et plus préoccupant, c’est le fait que le document de Yech Din détaillant ce projet prétend désormais que la Justice israélienne n’est plus capable de statuer de manière équitable et objective. Jusqu’à présent, même ces ONG ultra pro palestiniennes accordaient une certaine confiance à l’impartialité des tribunaux israéliens et en particulier, bien évidemment, de la Cour Suprême qui souvent a statué en faveur de plaignants palestiniens. Mais le document de Yech Din indique que cela n’est plus le cas et que la Justice israélienne disculpe presque dans tous les cas les soldats israéliens et cautionne leur comportement dans les cas de perquisitions au domicile. Il convient, sur ce point précis, de souligner que chaque perquisition dans des maisons palestiniennes en Judée et Samarie fait l’objet d’une procédure juridique claire. Et ce n’est que lorsque les preuves sur l’implication de suspects palestiniens dans des actes terroristes sont solides, que le Shin Beth et l’armée procède à ces « descentes ». Mais cela ne semble pas émouvoir outre mesure, les patrons très pro-palestiniens de Yech Din qui ne cachent pas que l’un des objectifs de leur projet est de torpiller des activités sécuritaires menées par les forces israéliennes contre des éléments subversifs palestiniens. Sur le fond, on ne s’émeut pas outre mesure, côté israélien, de l’initiative de Yech Din et ce pour deux raisons essentielles : d’abord parce qu’il ne sera pas aisé pour l’association anti-israélienne de dresser ces listes de soldats, en particulier si la loi présentée en début de semaine et interdisant formellement de filmer des soldats (voir en encadré) est votée. Et ensuite parce que toute procédure contre des soldats devant la cour pénale internationale de La Haye risque de prendre au-bas mot plusieurs années… Par contre l’implication financière de l’Union Européenne dans ce type de projet confirme, si cela était nécessaire, la farouche volonté des Européens de s’immiscer dans les affaires internes d’Israël. Une volonté qui a de quoi surprendre surtout lorsque l’on sait que ce financement risque au final de porter atteinte à la sécurité de l’Etat d’Israël, et ce alors que parallèlement les services de renseignements israéliens ont plus d’une fois déjoué des attentats terroristes sur le Vieux Continent. C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré la ministre de la Justice Ayelet Shaked en réaction aux révélations de NGO Monitor. Quant à Yech Din il n’a pas pris la peine de dissimuler ses intentions et dans un communiqué, il a confirmé que ses objectifs et ceux des deux autres ONG étaient bien de procéder à une vérification de la conduite des forces de sécurité israéliennes lors des perquisitions au domicile des Palestiniens… Daniel Haïk

Encadré: Pour empêcher les images de nuire à Tsahal
La commission interministérielle des Lois a voté dimanche en faveur d’un projet de loi interdisant de filmer les soldats de Tsahal dans l’exercice de leurs fonctions. Cette loi qui doit être votée en lecture préliminaire ce mercredi a été déposée par le député Israël Beiténou Robert Filatov avec le soutien actif du ministre de la Défense Avigdor Lieberman. Ceux qui filmeront ces soldats seront passibles d’une peine de 5 années de prison et de dix années s’il est prouvé que les images filmées ont porté atteinte à la Sécurité Nationale. Cependant face à l’opposition du conseiller juridique du gouvernement la terminologie de la loi devrait être modifiée afin que seules les personnes qui entendent entraver la mission des soldats en les filmant puissent être poursuivies et non ceux qui les filment dans une intention positive. D.H.

A l’ONU, la France monte au créneau contre Israël
Le 23 décembre 2016, le Conseil de Sécurité de l’ONU avait voté la résolution 2334 condamnant la politique d’implantations menée par le gouvernement israélien et déclarant illégales ces localités. On se souvient surtout, en Israël, que cette résolution 2334 n’avait pas été contrée par un véto américain et cela avait été perçu comme un acte de vengeance froide de la part d’un Barak Obama, qui passait alors ses derniers jours à la Maison Blanche, envers un Binyamin Nétanyaou qui lui avait mené la vie dure, dans son opposition chronique à l’accord de Vienne. Ce que l’on avait oublié, c’est que cette résolution stipulait que le secrétaire général de l’ONU rédige un rapport trimestriel écrit sur la situation dans ces implantations israéliennes. Mais cette requête n’avait pas été automatiquement respectée et le secrétaire général s’était, d’un commun accord avec les Américains et l’ambassadrice Nikky Halley, contenté d’un rapport oral. Mais c’était sans compter sur la détermination des diplomates français, mais également suédois à vouloir nuire à Israël. Et c’est ainsi que les délégués de ces deux pays au Palais de Verre ont réussi à réunir le nombre de signatures de membres du Conseil de Sécurité pour contraindre Guterress à rédiger, ces derniers mois, un rapport sur la mise en application de la résolution 2334, un rapport s’avère être particulièrement accablant pour l’Etat d’Israël puisqu’il se penche en particulier sur la situation des Palestiniens dans la Bande de Gaza, et ce autour des émeutes du 14 mai dernier et de la mort d’un total de plus de 130 Palestiniens: « Israël doit faire montre de plus de retenue dans l’utilisation de balles réelles contre des manifestants. Il ne doit utiliser ces balles qu’en ultime recours. Le document accuse l’Etat d’Israël de « meurtre d’enfants, de journalistes et de personnel médical….  » mais il ne souligne pas que par exemple plus de 50 des 62 Palestiniens tués le 14 mai étaient des militants du Hamas terroriste. Ou plutôt ce rapport réfute les accusations lancées par ‘ » un haut ministre israélien » (il s’agit d’Avigdor Liberman) selon lesquelles les « victimes étaient affiliées au Hamas » et les qualifie de fausses. Le rapport souligne toutefois que le Hamas a attisé la tension et a accentué une situation déjà très volatile. D.H.