12 Sivan 5778‎ | 26 mai 2018

Entretien avec le président mondial du KKL, Daniel Atar « Grâce au KKL, l’Etat d’Israël est devenu un beau pays écologique »

President Reuven Rivlin plants a tree together with Haifa Mayor Yona Yahav (L) and Danny Atar, KKL-JNF World Chairman (R), for the Jewish holiday of Tu Bishvat in Haifa, on February 9, 2017. Photo by Yossi Zeliger/Flash90 *** Local Caption *** ðùéà äîãéðä ðèò òõ èØå áùáè òõ øåáé øéáìéï ðùéà äîãéðä òõ éåðä éäá ãðé òèø

Depuis votre élection au poste de président mondial du KKL comment avez-vous redéfini les projets et actions du Keren Kayemet LeIsrael ?
Daniel Atar : Depuis mon élection, nous avons redéfini la mission et les objectifs du KKL en s’attachant aux principaux et nouveaux défis du peuple juif et de l’État d’Israël. Au cours des deux dernières années, nous avons décidé de placer la Périphérie au cœur de nos actions. La force de l’État d’Israël réside dans la puissance et l’unité du peuple. Il est donc nécessaire aujourd’hui, de renforcer la Périphérie, aussi bien sociale que géographique, de l’État d’Israël, afin de diminuer les écarts et renforcer la solidarité sociale. D’autre part, nous avons signé des accords historiques pour soutenir et promouvoir l’éducation juive sioniste au sein des institutions d’éducation informelle et avons mis l’accent sur le renforcement de l’identité juive dans les communautés de Diaspora. En outre, nous avons modifié le mode de gestion du KKL afin que notre organisation soit administrée en toute transparence et conformément aux règles de bonne administration.

Quelles seront les prochaines réalisations du KKL pour réduire les disparités entre le Centre et la Périphérie du pays ?
D. A. : Nous allons accompagner l’installation de citoyens israéliens en Galilée et dans le Néguev. Nous espérons, à terme, voir augmenter la population d’un demi-million dans le Nord et d’un million de personnes dans le Sud.
D’autre part, des programmes uniques sont lancés par le KKL pour la construction de nouvelles résidences d’étudiants dans le Nord. La construction de 500 à 700 logements en bail à long terme permettra à des milliers de jeunes couples de vivre dans un appartement en location à des conditions favorables durant les 15 premières années de leur vie conjugale. Dans le domaine de l’éducation, nous continuerons à promouvoir et développer les organisations pédagogiques informelles, dans le but d’accompagner les jeunes de l’État d’Israël vers un engagement citoyen, une installation et un accomplissement personnel. Nous prévoyons l’ouverture de plusieurs maisons réservées aux 15 à 18 ans dans les villes de la Périphérie afin de leur fournir un soutien scolaire. Ces maisons proposeront également des activités variées aux jeunes autour des nouvelles technologies et seront l’occasion de créer du lien social.

Quelles sont pour vous aujourd’hui les grandes orientations à donner au KKL ?
D. A. : Le KKL est la plus grande organisation verte d’Israël, voire du monde entier. Nous œuvrons au développement et à la préservation des forêts, poumons verts de l’État d’Israël. Nous continuerons la recherche et le développement dans les régions arides du pays. Bien qu’Israël soit un pays désertique, il ne souffre pas de problème d’eau, et son agriculture compte parmi les plus sophistiquées au monde.
Face au problème mondial de pénurie d’eau, nous apporterons notre savoir-faire pour solutionner les problèmes d’eau et développer l’agriculture dans les pays désertiques.

– L’année 5778 marquera les 70 ans de l’anniversaire de la création de l’État d’Israël. Comment s’exprime l’identité Sioniste du KKL ?
D. A. : Depuis sa création, il y a plus de 115 ans, le Keren Kayemeth LeIsrael œuvre à réaliser le rêve sioniste. Son action première a été la remise en état des terrains pendant la période pré-étatique. Depuis la création de notre État, le KKL a permis qu’Israël devienne le pays écologique, moderne et avancé que nous connaissons. La mission la plus importante du KKL s’exprime dans le maintien d’une relation étroite avec les communautés juives du monde et en particulier avec celle de France. Elle permet d’affirmer la grandeur du peuple juif et exalte la puissance de l’État d’Israël ! Le renforcement du peuple juif partout où il se trouve nous permet à tous de léguer un patrimoine important aux générations à venir. Aujourd’hui, les centaines d’employés de l’organisation, les bénévoles et donateurs du monde entier sommes responsables du maintien du lien entre le peuple juif et la terre de ses aïeuls et sommes chargés du développement et de la construction de l’État d’Israël.

– Le KKL de France s’est engagé à financer plusieurs projets cette année. Comment voyez-vous l’implication de la communauté juive de France ?
D. A. : Le soutien que nous recevons de la communauté juive de France est significatif. Il a une influence importante sur les communautés juives du monde entier et, évidemment, sur les résidents de l’État d’Israël.
Le KKL de France adhère aux nouveaux projets du KKL en Israël dans les domaines social comme éducatif. Ainsi cette année, le KKL de France subventionnera la création de logements qui seront mis à la disposition des soldats dont les parents ne vivent pas en Israël et permettra que soient dispensés des soins dentaires aux survivants de la Shoah. Grâce à l’aide financière du KKL de France, des bourses permettront aux jeunes français qui ont fait leur alya de financer leurs études en Israël et d’ici la fin de l’année, la première Maison du KKL ouvrira ses portes en Galilée.

(Entretien publié récemment dans la revue Adama du KKL-France, avec autorisation)

« Le mirage deviendra une nappe d’eau et le pays de la soif aura ses fontaines  »
(Isaïe 35 :7)
Le manque d’eau est un véritable défi pour les israéliens. Les ressources naturelles ne sont pas suffisantes et ont poussé le pays à trouver des solutions inédites, ce qui en fait un des leaders mondiaux de l’eau.

Ainsi, les plus grandes usines mondiales de dessalement et le taux de réutilisation des eaux usées le plus élevé du monde sont parmi les records détenu par Israël.

La consommation annuelle d’eau du pays est de 2 milliards m3 par an(GMC). La différence entre les ressources et la demande annuelle est de 1 milliard de mètres cubes par an. Ce déficit est comblé par le recours massif au dessalement d’eau de mer et la réutilisation des eaux usées. C’est ce qu’on appelle le 4ème aquifère d’Israël. Israel recycle 70% de ses eaux usées, se plaçant au 1er rang des nations.

Afin de répondre à sa demande en eau, Israël ne cesse de développer des sources d’eau alternatives, tels que le dessalement d’eau de mer et de la réutilisation des eaux usées traitées.

Les premières Installations de dessalement ont été établies en Israël en 1965 dans le sud du pays, pour couvrir les exigences en eau potable dans les zones arides. Aujourd’hui, il y a environ 30 petites usines de dessalement qui dessalent 30 millions de m3/an. La plupart de ces installations est répartie dans la Arava et le Néguev. L’une d’elles (11 millions de m3/an) est située à Eilat et dessale l’eau saline et l’eau de la Mer Rouge pour l’usage des habitants de la ville. La dernière en date est à Sorek au sud de Tel Aviv et produit 627 000 mètres cubes d’eau par jour. En 2016, près de 50 % de l’eau du pays devrait provenir de la désalinisation.
L’utilisation des eaux usées purifiées
Le processus de recyclage des eaux usées est d’une grande importance. Tout d’abord, il constitue une solution au problème des risques environnementaux, qui incluent la contamination des sols, des côtes, des réservoirs d’eau et des dommages à la vie végétale et animale. En outre, après le processus de recyclage, les eaux épurées peuvent être rendues à un usage agricole.
Le surplus d’eau ainsi purifiée est stocké dans les quelques 230 réservoirs construits par le KKL.
Qualité de l’eau
L’eau purifiée des eaux usées qui est destinée à l’agriculture doit satisfaire aux normes strictes du ministère de la santé ; à partir d’aujourd’hui sa qualité n’est considérée comme bonne que pour l’irrigation. Cette eau doit être transportée vers les zones agricoles dans des canalisations distinctes.
La réalimentation des nappes souterraines artificielles est largement pratiquée en Israël à partir des eaux de crue, de l’eau potable de la compagnie nationale de l’eau et des eaux usées purifiées et traitées. Cette recharge artificielle a augmenté les niveaux de l’eau dans l’aquifère côtier et neutralisé l’intrusion de plus d’eau de mer. La réalimentation des nappes souterraines par les eaux de crues se fait en recueillant les ruissellements des pluies d’hiver dans un bassin versant et en les dirigeant dans les étangs de recharge. L’eau souterraine est ensuite pompée vers le haut pendant l’été par des puits autour des étangs de recharge. La plus grande usine de recharge en Israël est celle de Menashe dans la plaine côtière du Nord, qui est exploitée par Mekorot. Le bassin versant de l’usine de Menashe est de 189 kilomètres carrés, capturant environ 12 millions de mètres cubes.
Les réservoirs d’eau du KKL
Ces bassins artificiels ont été créés afin de récolter les eaux de crue hivernales et permettre ainsi leur utilisation pour l’irrigation des champs pendant les mois secs et arides.
D’autres sources d’eau sont aussi stockées dans ces réservoirs :
1. Les effluents traités et purifiés : pour l’irrigation des cultures et pour l’alimentation animale
2. la récolte des eaux de crue : eau potable à usage domestique et réalimentation des nappes phréatiques
3. les bases de loisirs aquatiques, la pêche et l’observation des migrations d’oiseaux.
4. la récolte du surplus des précipitations et des sources naturelles : l’irrigation

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