7 Kislev 5781‎ | 23 novembre 2020

Entretien inédit avec la Rabbanit Soudry, fille de Baba ‘Haki

A l’occasion de la Hilloula de Baba ‘Haki, Haguesher s’est entretenu avec l’une des filles du Rav, la Rabbanit Flora Soudry qui a eu la gentillesse de nous faire partager, avec nostalgie, quelques souvenirs marquants de son papa ! Haguesher : Pourriez-vous nous décrire l’image que vous avez gardé de votre papa ? Rabbanit Soudry : C’était un papa particulièrement dévoué pour ses enfants. Il avait certes des principes d’éducation fermes mais parallèlement, il était très ouvert avec nous. Il nous accordait beaucoup d’attention et nous vouait de la considération. Grâce à cette relation privilégiée qu’il entretenait avec nous, nous avions l’impression de faire partie intégrante de tout ce qu’il faisait. Précisons qu’à l’époque, ce type de relation parents-enfants était totalement atypique et même aujourd’hui, je n’ai jamais retrouvé de parents qui entretiennent avec leurs enfants une relation similaire à celle de mon papa Zatsal. Il était extrêmement occupé mais il savait, avec brio, s’occuper de ses enfants… nous étions douze frères et sœurs mais il nous considérait chacun comme son enfant unique. Plus tard, en tant que grand-père également, il s’occupait à merveille de ses petits-enfants. Ayant habité en Argentine après mon mariage, j’étais venue rendre visite à mes parents en Israël. Mon fils aîné, âgé alors de trois ans se souvient encore que son grand-pèrel’avait amené au Kotel… Pouvez-vous imaginer, un Rav d’une telle prestance et d’un si haut rang prendre le temps de promener son petit-fils de 3 ans ? Je me demande encore aujourd’hui comment j’ai pu accepter… mais il le faisait de façon si naturelle et si spontanée qu’on ne réalisait pas que c’était « déplacé » ! Quelle était l’ambiance qui régnait à la maison ? Notre maison était ouverte à tous et à tout moment. Les gens venaient de loin comme de près pour demander conseil et recevoir des bénédictions. Il n’y avait pas d’heures de visite… Mon père accueillait tout un chacun avec beaucoup de respect, une profonde Ahavat Israël et il aidait de son mieux. S’il était occupé ou s’il avait besoin de se reposer (jamais plus qu’une demi-heure), il demandait à ce qu’on fasse patienter les visiteurs en leur offrant à boire et à manger. Nous avions toujours une table joliment dressée. Ma mère de son côté, se levait tous les jours à quatre heures du matin pour cuisiner, elle préparait de grandes quantités sans savoir le nombre d’invités à prévoir. Grâce à D.ieu, toutes les personnes de passage jouissaient de repas copieux. Chaque jour, elle servait 50 à 60 parts…Dans quel domaine était-il particulièrement actif ? Il était le guide de tous les Olim d’Afrique du Nord. Il était à leur écoute, les aidait et les soutenait. Il veillait à ce que les dirigeants laïcs n’aient pas d’emprise sur eux. C’était un éducateur hors-pair et insistait particulièrement sur l’importance de fonder des Talmudé-Torah, des Yéchivot et des centres d’étude. Pour toutes les questions de religion ou d’éducation, il ne cédait jamais sur ses principes. Il était doté d’un talent oratoire et parvenait à convaincre ses interlocuteurs si bien que Ben Gourion et les responsables du Ministère de l’Education étaient conscients qu’il fallait respecter l’opinion de Baba ‘Haki ! Pourriez-vous relever une Mida qui le caractérisait tout particulièrement ? Il était d’une humilité et d’une modestie remarquables. Pour illustrer ses vertus, je citerai deux exemples… Jeune mariée, je me suis installée à Jérusalem… et j’ai rapidement réalisé que j’étais voisine avec le Rav Ovadia Yossef Zatsal. (Mon papa lui vouait beaucoup d’estime et il nous disait qu’il deviendra un grand décisionnaire.) Lorsque j’en ai informé mon père, il s’exclama : « Tu as un grand zekhout… Je répliquai alors… « mon mérite c’est d’être ta fille et membre de cette noble famille Abou’hatséra, non ?! Il me répondit ; « Mets cela de côté, et attache toi à cette famille ! » (Comme s’il savait que ma fille allait se marier avec le fils du Rav Ovadia Yossef !)
En outre, lorsque mon oncle Baba Salé est arrivé en Israël, il recommandait aux personnes qui venaient le consulter d’aller chez son frère Baba Salé pour recevoir ses bénédictions en précisant : « il est plus proche du Ciel (que moi) ! » Avez-vous assisté à des miracles rapportés au nom de Baba ‘Haki ? Il a apporté beaucoup de délivrances et de guérisons mais mon père ne voulait pas qu’on en parle. Je raconterai toutefois une scène à laquelle, petite fille, j’ai assisté… Un jour, une famille se présenta chez nous avec une fille sur chaise roulante. Elle ne pouvait tenir sur ses jambes. Elle avait passé une série d’examens médicaux mais aucune chance ne lui avait été donnée. Mon père l’avait bénie et donna à la maman de l’eau bénie à mettre sur ses jambes… Je me tenais de côté et regardais ce qui se passait. Au moment de quitter notre appartement (situé en étage), l’on cherchait de l’aide pour faire descendre la chaise, puis, pour porter la fillette. Mon père fit remarquer : « elle n’a pas besoin qu’on la porte ! » et lui dit : « Lève–toi, ». Elle le regarda d’un air étonné puis il réitéra sa demande et miracle … elle se mit soudainement à marcher !

Propos recueillis par Yokheved Levy

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