12 Kislev 5781‎ | 28 novembre 2020

Yoni Chetboun, candidat à la mairie de Nétanya

Après avoir échoué dans sa tentative de revenir à la Knesset sous l’étiquette du Béya’had, le parti qu’il a fondé en 2014 avec Elie Ychaï, Yoni Chetboun a largement eu le temps de réfléchir à son avenir politique. Cette réflexion l’a conduit à annoncer, la semaine dernière, sa candidature à la mairie de Nétanya. Pour la première fois, un Israélien issu d’une famille d’olim de France possède une chance solide de conquérir la mairie d’une grande ville israélienne.

 

Il l’avait sous-entendu dans nos colonnes, il y a quelques semaines. Il l’a confirmé la semaine dernière : l’ancien vice-président de la Knesset et ex-député du Foyer Juif Yoni Chetboun a annoncé sa décision de briguer le poste de maire de Nétanya lors des prochaines élections municipales, qui se tiendront en novembre 2018 dans les grandes villes du pays. Devant une foule de supporters, Yoni Chetboun, qui est lieutenant-colonel de Tsahal et titulaire de la médaille de la bravoure pour son courage durant les combats de la seconde guerre du Liban, a rappelé que, lors de ce conflit, il avait vu au loin les lumières des villes d’Israël et avait pris alors la décision solennelle de consacrer sa vie à la Défense de la Terre et du peuple d’Israël. Dans une véritable déclaration d’amour à Nétanya, Yoni Chetboun a rappelé qu’il avait vécu et grandi dans cette ville où ses parents s’étaient installés après avoir fait leur alya de France, et où il s’était passionné pour les joies de la mer : « Pour moi, Nétanya est une véritable ville de rencontres entre les olim hadachim, qu’ils viennent de France, de l’ex-URSS ou d’Ethiopie, et entre les sabras israéliens : c’est un carrefour entre religieux, laïcs et orthodoxes… Nétanya m’accompagne depuis ma tendre jeunesse, et je lui voue un amour profond ». Il a également promis que la liste qu’il présentera lors des municipales, sera le véritable reflet du microcosme que l’on retrouve dans Nétanya. Elle sera composée de citoyens qui se préoccupent véritablement du sort de leur ville. « Je vous invite à me suivre », a lancé Yoni Chetboun en direction des habitants de Nétanya,.après avoir annoncé que son mouvement municipal portera le nom en hébreu d’A’haraï, qui signifie « Après moi » mais qui veut également dire « responsable ».

Après un brillant passage dans les unités d’élite de Tsahal, après une cadence mouvementée à la Knesset, Yoni Chetboun s’engage donc sur la difficile voie de la conquête d’une grande municipalité dont on a beaucoup entendu parler ces derniers mois, pas obligatoirement pour des raisons positives. Yoni Chetboun ne craint pas d’affirmer qu’il entend remplacer la direction actuelle et projeter Nétanya vers l’avant et multipliant les projets de développement.

Il faut bien avouer que Yoni Chetboun dispose de sérieux atouts, qui sont de nature à faire augmenter ses chances de devenir le prochain maire de Nétanya : son expérience militaire à la tête de centaines de combattants de Tsahal, avec tout ce que cela comporte en matière de gestion d’une telle unité ; son expérience politique au sein du Foyer Juif et à la Knesset ; mais aussi et surtout, ses origines francophones. Yoni est le fils du Dr Israël Chetboun, qui a été lui-même conseiller municipal de Nétanya tout en exerçant la cardiologie à l’hôpital Meir de Kfar Saba. Et il ne fait aucun doute que les milliers d’olim de France qui vivent à Nétanya n’auront aucun mal à s’identifier à son brillant parcours. D’une certaine manière, Yoni Chetboun est devenu, au sein de la communauté francophone de Nétanya, un symbole et un modèle : symbole d’une intégration parfaitement réussie à la vie israélienne, et modèle d’intégrité et de droiture dans ce monde politique rude et âpre. A n’en pas douter, Yoni Chebtoun, qui fut président du forum francophone à la Knesset aura, s’il est élu, toutes les clés en main pour faciliter au mieux l’intégration des milliers de olim de France qui s’installent à Nétanya.

Et puisque nous parlions de droiture, il est important de souligner qu’à ceux qui lui demandent pourquoi il a choisi d’annoncer si tôt sa décision de briguer le fauteuil de maire de Nétanya, Yoni Chetboun répond qu’il entend profiter des 9 prochains mois pour aller au-devant des habitants de sa ville en général, et des olim en particulier.

Daniel Haïk