30 Nisan 5781‎ | 12 avril 2021

Lorsque la haine de Nétanyaou conduit des manifestants « libéraux » à « disjoncter »

The Legal Council to the Government, Avichai Mandelblit speaks during a ceremony of the Israel Bar Association's in Tel Aviv, November 9, 2017. Photo by Yossi Zeliger/Flash90 *** Local Caption *** ìùëú òåøëé äãéï àáéçé îðãìáìéè

Une nouvelle limite a été franchie, samedi soir, dans la campagne de haine et de dénigrement dont font l’objet le Premier ministre Nétanyaou et le conseiller juridique du gouvernement, Avihaï Mendelblit. Ce dernier n’a en effet pas pu réciter, ce soir là, le kaddich à la mémoire de sa mère à cause de manifestants venus le déranger dans sa prière. Analyse d’un phénomène inacceptable.

 

Le conseiller juridique du gouvernement Avihaï Mendleblit a perdu sa mère, il y a moins d’un mois. Depuis, lui qui est un juif scrupuleusement pratiquant, veille à réciter, à chaque office, le kaddich à sa mémoire. C’est ce qu’il s’apprêtait à faire, ce samedi soir, à la tombée du Chabbat dans la synagogue qu’il a l’habitude de fréquenter, lorsque des manifestants de gauche ont commencé à scander à l’extérieur du bâtiment des slogans contre la lenteur de la procédure judiciaire, dont Mendelblit est en charge, contre le Premier ministre Nétanyaou. L’un des photographes qui accompagnaient le groupe des protestataires serait même entré à l’intérieur de la synagogue, alors que les fidèles venaient à peine d’entamer la prière de fin de Chabbat. Evaluant la situation, les gardes du corps du conseiller juridique ont décidé d’éviter toute friction et l’ont évacué par une porte de sortie discrète, l’empêchant par là même de réciter le kaddich. Les réactions à cette forme scandaleuse de protestations n’ont pas tardé : la ministre de la Justice Ayelet Shaked a dénoncé les agissements de ce petit groupe, affirmant qu’une nouvelle ligne rouge venait d’être franchie : « Lorsque l’on empêche un homme de réciter le kaddich à la mémoire de sa mère, ce n’est pas de la démocratie. C’est un acte brutal ». Le président de la Knesset Youli Edelstein a, lui aussi, qualifié cet acte de brutal et barbare. Quant à Avi Gabaï, leader du camp sioniste, il a également condamné très vivement ces agissements.

Il s’avère que cette protestation contre le conseiller juridique du gouvernement, qui dure chaque samedi soir depuis plus d’un an, n’a eu, jusqu’à présent, aucun autre effet marquant que de permettre de constater la haine et l’acharnement que ces manifestants vouent à Binyamin Nétanyaou et le mépris qu’ils ont pour la fonction de conseiller juridique du gouvernement. Ces mêmes manifestants qui, dans un autre contexte, s’insurgent contre la moindre violation du statut des « chomré hassaf » des gardiens de la démocratie que sont les juges de la Cour Suprême, lorsque ceux-ci statuent dans leur sens, deviennent soudain bien plus intolérants lorsque ces mêmes défenseurs de la démocratie choisissent, comme l’a déjà indiqué le conseiller juridique Mendelblit, d’aller jusqu’au bout d’une enquête judiciaire concernant ni plus ni moins que le Premier ministre de l’Etat d’Israël. Pour ces manifestants, souvent manipulés par des « artistes » de la protestation tels qu’Eldad Yaniv et le douteux Meni Naftali, si le conseiller juridique fait prolonger l’enquête, ce n’est pas parce qu’il est en quête de la vérité, mais c’est à coup sûr afin de protéger celui qui fut son supérieur lorsqu’il était lui-même, il n’y a pas si longtemps, secrétaire général du gouvernement. Pour ces manifestants au libéralisme sélectif, il n’y aurait même pas besoin d’enquête pour condamner Binyamin Nétanyaou et pour reconnaître sa culpabilité. Car Bibi est le coupable absolu ! De quoi ? De quasiment tous les maux de la terre et, en particulier, d’avoir été démocratiquement élu au poste de Premier ministre, il y a 22 ans, six mois seulement après avoir, toujours selon cette gauche irascible, pris part à la campagne de haine qui a conduit au terrible assassinat d’Itshak Rabin. Voilà pourquoi et voilà comment la haine de Nétanyaou pousse certains de ces manifestants « libéraux » à ne plus savoir discerner le bien du mal, le bon du mauvais, le permis de l’interdit. Et voilà comment cette impatience à vouloir condamner un Premier ministre avant même qu’il ne soit jugé ; pire : avant même qu’il ne soit inculpé, conduit à de scandaleux dérapages comme celui qui a empêché le conseiller Mendelblit de réciter, samedi soir, le kaddich pour sa regrettée mère. Déplorable…

Daniel Haïk