9 Av 5778‎ | 21 juillet 2018

L’AP a continué, en 2017, à payer des salaires aux terroristes

Palestinians holds placards during a protest in solidarity with Palestinian prisoners in the Israeli jails, in the West Bank city of Bethlehem April 26, 2017. According to media reports, some 1,300 Palestinians in Israeli prisons started an indefinite hunger strike on 17 April to demand an improvement in their conditions. Photo by Wisam Hashlamoun/Flash90 *** Local Caption *** אסירים פלסטינים מפגינים הפגנה מגב בית לחם

Alors que le nombre d’actes terroristes triplaient en décembre dernier avec 249 incidents recensés, l’Autorité palestinienne (AP) a versé 358 millions de dollars (soit 1,23 milliard de shekels) aux terroristes et à leurs familles : pas moins de 7% de son budget total pour 2017 !

 

D’après le rapport publié ces derniers jours par le ministère israélien de la Défense, l’AP a encore augmenté, en 2017, le poste de son budget versé aux terroristes et aux proches des « martyrs palestiniens » tués en action : alors qu’il atteignait 1,15 milliard de shekels (322 millions de dollars) en 2016, ce chiffre est passé à 358 millions de dollars en 2017.

Ce document a été publié en Israël dans le cadre des activités gouvernementales consécutives à l’adoption, en juin dernier, par la Knesset en lecture préliminaire de la « Loi sur les salaires terroristes ». Laquelle fut proposée par le ministère de la Défense et celui de la Justice, en vue de bloquer, grâce à certains outils légaux et financiers, les mécanismes de versements d’incitations assez alléchantes à s’engager dans le terrorisme…

Cette loi stipule aussi qu’à chaque fin d’année, le ministre de la Défense devra présenter au « cabinet de sécurité » un rapport très détaillé sur les allocations directes et indirectes versées  par l’AP aux terroristes et à leurs familles.

 

Cinq fois le salaire moyen palestinien !

 

On y apprend que chaque terroriste condamné à 3 à 5 ans de peine de prison en Israël a reçu, en 2017, un « salaire » mensuel moyen de quelque 2.000 shekels (580 dollars ou 498 euros).

Quant à ceux qui purgent en Israël une peine d’au moins 20 ans de prison ou une réclusion à vie – à savoir des gens ayant commis de graves crimes incluant souvent l’assassinat d’Israéliens –, ils perçoivent cinq fois plus jusqu’à la fin de leurs jours, soit près de 10.000 shekels par mois (2.900 dollars ou 2.490 euros) : 200 dollars de plus que le salaire moyen israélien, tournant autour de 2.700 dollars par mois…

Les terroristes mariés, toutes catégories confondues, reçoivent pour leur part 300 shekels supplémentaires par mois (75 euros), pendant que ceux qui ont des enfants reçoivent 50 shekels de plus par enfant (12 euros).

Enfin, les terroristes dotés de la nationalité israélienne – ceux qu’on appelle pudiquement « Arabes israéliens » – perçoivent 500 shekels en plus par mois (124 euros), sans doute en raison des « risques supplémentaires » qu’ils prennent en commettant des attentats.

Rappelons, en comparaison, que le salaire mensuel moyen d’un Palestinien habitant en Judée-Samarie est d’environ de 580 dollars (498 euros) : une différence si nette avec les montants élevés versés aux terroristes par l’AP, qui ne peut que pousser nombre de Palestiniens à s’engager dans la violence assassine !

« L’AP verse aux terroristes et à leurs familles plus d’un milliard de shekels par an, selon une ‘‘grille de salaires’’ basée sur la gravité de leurs crimes. Ce qui encourage directement le terrorisme et ne fait que le  perpétuer (…), en totale contradiction avec plusieurs clauses des Accords d’Oslo », devait déclarer le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, en présentant voilà quelques jours ce rapport devant le gouvernement.

Richard Darmon