17 Kislev 5781‎ | 3 décembre 2020

Décès du Rabbi Yéhochoua Mamane zatsal, doyen des Rabbanim originaires du Maroc

Chief Sephardi Rabbi Yitzhak Yosef seen with Rabbi Yehoshua Maman at the wedding celebration of Maman's granddaughter in Jerusalem on February 28, 2017. Photo by Yaakov Cohen/Flash90 *** Local Caption *** חתונת נכדצ זקן רבני מרוקו הרב יהושע מאמן אתמול התקיימה חתונת נכדתו של הרב יהושע מאמן שנחשב לזקן רבני מרוקו. הוא מעל גיל 100 והיה חבר בית הדין העליון יצחק יוסף

Chabbat dernier, nous avons perdu une sommité rabbinique, un grand décisionnaire séfarade de notre génération, qui était le doyen des Rabbanim originaires du Maroc : Rabbi Yéhochoua Mamane zatsal, qui s’est éteint à l’âge de cent ans.

Né à Séfrou (Maroc) en 1917, il était issu d’une noble lignée de Rabbanim descendants du Rambam. Son père était Rabbi Réphaël Mamane surnommé « l’ange Réphaël » car, à l’instar des anges, il était complétement détaché des futilités de ce monde et s’investissait pleinement dans l’étude de la Torah.

Dès ses tendres années d’enfance, le jeune Yéhochoua se démarqua par son intelligence pénétrante et son assiduité impressionnante. Il fréquenta le Talmud Torah local « Em Habanim » avant de rejoindre la Yéchiva du Rabbi David Attar, qui devint son maître par excellence. Tout au long de sa vie, Rabbi Yéhochoua ne manqua pas d’évoquer le souvenir de son Rav et de citer ses enseignements. A 15 ans, les membres de sa famille lui recommandèrent d’apprendre un métier artisanal comme il était d’usage à cette époque. Pour une courte période, il suivit une formation de menuisier : ses mains s’attelaient aux tâches de menuiserie, mais son esprit se concentrait sur « les discussions d’Abayé et Rava ». Son enseignant constata qu’il était destiné à devenir un grand en Torah et, sans tarder, le jeune homme confia à son père : « Mon cœur désire s’adonner à la Torah exclusivement ! ». Ainsi, avec le consentement paternel, il délaissa son activité. Durant les 12 années suivantes, il étudia en binôme avec son père. De jour comme de nuit, ils parcoururent les traités du Talmud Babli, du Talmud Yérouchalmi et les différents volumes du Choul’han Aroukh. A 18 ans, il maîtrisait la Halakha et avait reçu sa Sémikha de Cho’het et de Mohel. En outre, il organisait de nombreux cours de Torah, prononçait des discours le Chabbat que l’assistance se délectait d’écouter. Il institua chez lui « l’étude du soir » pour permettre à ceux qui avaient une activité professionnelle en journée, de se consacrer quotidiennement à l’étude. A 28 ans, il passa son examen de Dayanout à Rabat, chez Rabbi Chaoul Ibn Danan zatsal, qui fut impressionné par sa sagesse et s’exclama : « Tu deviendras une grande lumière, la lumière de l’Occident ».

Rabbi Yéhochoua occupa son premier poste de Rav et de Dayan à Saffi. Puis, il cumula les fonctions de Dayan et de vice-président du Beth-Din de Rabat. Ensuite, il fut nommé président du tribunal rabbinique et Rav de la ville de Marrakech.

En 1967, Rabbi Yéhochoua monta en Israël pour s’occuper de sa mère. A son arrivée, on lui proposa le poste de président du Beth-Din de ‘Haïfa, en charge des dossiers de divorce, mais il refusa. En effet, durant ses 22 années de fonction au Rabbinat du Maroc, il n’avait jamais conclu d’acte de divorce. Lorsqu’une demande se présentait à lui, il ne quittait pas le Beth-Din avant d’avoir instauré la paix dans le foyer concerné !

Il devint, par la suite, Rav de Naharia, Dayan et président du tribunal rabbinique de Béer-Shéva et membre du grand tribunal rabbinique d’Israël, chargé des différends financiers. Il correspondait souvent avec le Rav Ovadia Yossef pour des questions halakhiques.

Les prières du Rabbi Yéhochoua étaient empreintes d’une ferveur extraordinaire. Elles constituaient « un livre de Moussar vivant » qui indiquaient la façon dont nous devons servir notre Créateur.

Par ailleurs, il vivait avec une Emouna remarquable. En guise d’exemple, citons sa réaction après avoir perdu sa petite-fille, Myriam Monsonégo Aléa Hachalom, sauvagement tuée lors de l’attentat perpétré à Toulouse. Rabbi Yéhochoua avait été profondément affecté par cette terrible nouvelle. Les yeux emplis de larmes, il s’était exclamé : « Tout comme nous bénissons pour le bien, nous bénissons pour le mal. Nous n’avons rien à dire. Tel a été Son décret ». Puis, il poursuivit : « La Torah est notre consolation, c’est elle qui pansera notre douleur ! » et retourna à son étude ! Jusqu’à la fin de sa vie, malgré ses problèmes de santé, Rabbi Yéhochoua continuait à étudier et à accueillir ses disciples à son domicile.

Téhi Nafcho Tsroura Bitsror Ha’haïm !

Yokheved Levy

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