13 Kislev 5781‎ | 29 novembre 2020

Face aux émeutes iraniennes

Opponents of Iranian President Hassan Rouhani hold a protest outside the Iranian embassy in west London, December 31, 2017. REUTERS/Eddie Keogh - RC1799159CD0

Il est encore prématuré de parler de répercussions sur Israël et le Proche-Orient

A Jérusalem, on suit de très près le mouvement de protestation iranien avec, peut-être, un secret espoir de le voir influer sur l’omniprésence iranienne aux frontières nord et sud de l’Etat d’Israël. Un espoir qui, de l’avis des experts, ne devrait pas se concrétiser dans l’immédiat.

Parmi les slogans scandés par les manifestants iraniens au cours des jours il en est un qui a particulièrement retenu l’attention des autorités israéliennes : « Non à Gaza, non à la Syrie, non au Liban, ma vie pour l’Iran ». Pour les observateurs israéliens qui suivent de près ces développements, ce type de slogan est la confirmation que la population iranienne, qui vit dans une situation de marasme économique profond, n’est plus prête à accepter que le régime des Ayatollah finance à coups de milliards de dollars ses alliés au Proche-Orient, qu’ils soient chiites comme le Hezbollah, ou sunnites comme le régime d’Assad, ou encore le Hamas dans la bande de Gaza. En d’autres termes, le peuple iranien, dont la protestation s’amplifie de jour en jour, vient signifier au président Rohani et à ses sbires, qu’il n’a que faire des ambitions expansionnistes de l’Iran si celles-ci doivent se faire au détriment de son bien être personnel ou même au détriment du bien-être de la nation iranienne. Et ce développement pourrait avoir, dans l’absolu, un impact dramatique sur l’ensemble de la région, car il risque de contraindre les dirigeants iraniens à redéfinir leurs priorités au Proche-Orient. Est-ce que l’on doit donc s’attendre, si la protestation populaire continue à s’intensifier, à une remise en cause de la présence massive de l’Iran en Syrie, non loin de la frontière nord avec Israël, ou bien à une remise en cause de l’aide économique fournie par Téhéran au Hamas dans le sud de l’Etat hébreu ? Pour le journaliste Michel Taubman, expert en politique iranienne, il est encore prématuré d’envisager de se livrer à des telles projections : « Il est vrai que les Iraniens ont une haine solide pour les Palestiniens. Ils ne peuvent tolérer que leurs dirigeants financent les roquettes qui sont tirées à partir de Gaza vers le territoire israélien (voir encadré), alors qu’eux-mêmes n’ont pas de quoi manger ! Mais il faut comprendre que le régime iranien ne réagit pas selon nos paramètres occidentaux, précise Michel Taubman. En Iran, l’opinion publique n’existe pas, et le pouvoir ne réagit pas automatiquement en fonction des slogans qui sont clamés dans les manifestations populaires ». Cependant, il faut rappeler qu’il y a deux tendances à la tête du régime : d’un côté, il y a les réformateurs, conduits par Rohani, qui pourraient accepter de lâcher du lest, et de l’autre, il y a les va-t-en guerre, représentés par les Gardiens de la Révolution. Or, c’est une évidence, ce sont ces derniers qui sont omniprésents dans les positions avancées de l’Iran au Proche-Orient, en particulier dans les bastions du Hezbollah au Liban, et donc en Syrie. Si les manifestations devaient se propager et s’amplifier, ces derniers pourraient bien être tentés de détourner l’attention des médias et des Iraniens en poussant, par exemple, le Hezbollah à déclencher des tirs de missiles contre l’Etat d’Israël, ce qui aurait pour effet d’embraser la région. Là encore, pour Michel Taubman, il faudra patienter avant d’assister à un tel développement. Pour l’instant, ce qui sera déterminant, ce sera l’attitude des forces armées iraniennes et, en particulier, de la police, qui sera face aux manifestants alors qu’elle est elle-même composée d’éléments très modestes et qui partagent les motivations de ces protestataires. A suivre, donc, mais de près.

 

Lieberman accuse Téhéran d’armer les factions radicales dans Gaza

Samedi soir dernier, au lendemain des tirs de roquettes qui ont entravé le rassemblement marquant le 24ème anniversaire du soldat Oron Shaoul, à Kfar Aza,le long de la frontière entre Israël et Gaza, le ministre de la Défense a pointé un doigt accusateur en direction de l’Iran, l’accusant de fournir aux mouvements terroristes dans Gaza ses armes pour frapper le territoire israélien : « Nous avons examiné ces roquettes. Elles sont de fabrication iranienne et datent de 2008. Elles ont été introduites dans Gaza via le Sinaï », a dit le ministre. Et pour les observateurs, cette réaction n’est pas étrangère à ce qui se passe en Iran. Elle a pour objectif de prouver, qu’au lieu de venir en aide à son peuple, le régime de Rohani préfère financer les groupuscules palestiniens qui veulent frapper Israël.

Daniel Haïk

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