20 Tishri 5782‎ | 26 septembre 2021

Jérusalem : nouveau projet destiné aux jeunes ba’hourim francophones

Léilouï Nichmat Maran Roch Hayéchiva Rav Aharon Yéhouda Leib Steinmann Zatsal

 

Présentation du projet

C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’une centaine d’Avrékhim et de nombreux Rabbanim français ont répondu présents, Motsaé Chabbat dernier, pour se mobiliser en faveur des adolescents et des jeunes ba’hourim français de Jérusalem. Lors d’une réunion organisée à Bayit Végan au Beth Hamidrach « Ménou’hat Chalom » dirigé par le Rav Yéchaya Arrouas, ce dernier a annoncé le démarrage d’un nouveau projet communautaire, à savoir, l’ouverture d’une section francophone du « Igoud Bné Hayéchivot ». De quoi s’agit-il ? Concept bien répandu au sein du milieu israélien, le Igoud Bné Hayéchivot se charge d’encadrer et d’entourer les jeunes dans une structure annexe à la Yéchiva, en leur proposant des programmes pendant les Chabbatot de libre, les périodes de Ben Hazemanim et d’autres rendez-vous annuels. Outre les activités extrascolaires, qui contribuent à motiver les jeunes et à les aider à poursuivre leur étude avec plus d’entrain, la raison d’être de cet organisme réside, avant tout, dans le fait d’être à l’écoute des jeunes, d’instaurer un dialogue ouvert avec les adultes qui les épaulent, et ce, dans une ambiance détendue. Or, cette bonne dose d’attention ne peut pas toujours être prodiguée au sein même de la Yéchiva. Pour en comprendre les raisons, référons-nous aux explications de Rabbi David Cohen.

Intervention du Gaon Rabbi David Cohen Chlita, Roch Yéchivat ‘Hévron, Knesset Israël

Rabbi David Cohen, autorité rabbinique se trouvant à la tête du « Igoud Bné Hayéchivot », à l’échelle nationale, a été l’invité d’honneur de cette soirée. Roch Yéchiva de la prestigieuse Yéchiva de ‘Hévron, il a rappelé qu’au début de sa carrière, il y a environ trente ans, 22 élèves assistaient à son cours quotidien… aujourd’hui, ils sont, bli ‘ayin hara, une centaine et la Yéchiva compte 1 500 étudiants. Si le fait d’avoir des structures à hauts effectifs présente l’avantage de créer une ambiance d’étude remarquable et de stimuler les élèves à progresser, la relation individuelle que le Rav entretient avec le ba’hour s’en trouve, quant à elle, affectée. D’où la nécessité de créer une structure parallèle à celle de la Yéchiva, pour pallier à ce manque. Aussi, le « Igoud Bné Hayéchivot », corps indépendant au cadre de la Yéchiva, présente deux atouts majeurs. Il encadre les ba’hourim pendant les vacances, à des périodes où même les bons éléments peuvent avoir tendance à « se relâcher », et leur fait partager des expériences enrichissantes tant au niveau social que spirituel. Par ailleurs, il est plus aisé pour le ba’hour de se confier à un adulte qui est « neutre », qui ne soit pas affilié à la Yéchiva pour solliciter de l’aide et pouvoir surmonter certaines difficultés. D’autre part, le Roch Yéchiva a mis en exergue la qualité et le sérieux des ba’hourim français, tout en précisant qu’ils ont des défis supplémentaires à relever par rapport à leurs camarades israéliens : s’adapter à un milieu différent de celui qu’ils ont connu en France et/ou de celui du cadre familial, s’accommoder à une nouvelle mentalité… Donc, les raisons ne manquent pas pour justifier l’importance de les combler d’attention et de chaleur !

Mise en place du projet 

Dans un premier temps, ce programme s’adressera aux jeunes garçons de 13 à 17 ans résidant à Jérusalem. Un responsable local sera désigné dans chaque quartier pour être en contact avec les jeunes  afin d’organiser des rencontres et des sorties. Aussi, il veillera à ce qu’un accueil chaleureux leur soit prodigué au sein de leurs propres Baté Knéssiyot, par chaque fidèle, pour que les ba’hourim s’y sentent les bienvenus et y trouvent leur place. A titre d’exemple, on se souciera de leur accorder des Aliyot à la Torah, de les nommer Chalia’h Tsibour ou de leur confier certaines responsabilités. Les organisateurs ont d’ailleurs insisté sur les bienfaits remarquables que ce type d’initiatives prodiguait aux jeunes, et que leurs retombées positives étaient manifestes même à long terme.

Haguesher souhaite beaucoup d’Hatsla’ha à l’ensemble des organisateurs, aux futurs délégués et à tous ces jeunes qui portent le flambeau de la Torah et se préparent à devenir les maîtres de demain !

Rendez-vous Motsaé Chabbat Parachat Vaéra pour un Mélavé Malka accompagné d’une animation musicale, à partir de 20H30 à Ménou’hat Chalom, 14 Ré’hov Cassuto.

Renseignements : Rav Méïr Boussiba – 054 84 16 198

Yokheved Levy