5 Shevat 5778‎ | 21 janvier 2018

Israël : La difficulté du travail VS la qualité de vie

Les Israéliens travaillent dur. Mais ce n’est pas pour autant que la vie leur est difficile.

Un rapport de l’OCDE concernant la qualité de vie et le bien-être personnel, brosse un portrait mitigé de notre pays : les indicateurs divisent les scores des pays en trois catégories – le plus élevé, les États-Unis, le moyen le Canada, et le plus bas, la Norvège. Avec des notes supérieures dans la plupart des régions, Israël se place au troisième et dernier échelon dans un nombre significatif de domaines.

Ainsi, par exemple, 15% de ses salariés travaillant de très longues heures, chiffre parmi les plus élevés de l’organisation. Un travailleur sur huit dans les pays de l’OCDE travaille habituellement 50 heures par semaine, tandis que le temps consacré aux loisirs est inférieur à 15 heures par semaine.

En revanche, l’espérance de vie en Israël est la plus élevée – 82 ans, et de deux ans supérieure à la moyenne de l’OCDE. En outre, 69% de la population israélienne âgée de 15 à 64 ans travaillent, ce qui est légèrement supérieur aux 67% de moyenne de l’OCDE, et le taux de chômage longue durée en Israël estimé à 0,5%, est l’un des plus bas de l’OCDE, qui présente une moyenne de 2%.

En termes de stabilité sur le marché de l’emploi, Israël reçoit une note du niveau le plus élevé, alors que dans le domaine de la tension liée au travail, il se situe au deuxième niveau, de sorte que sa condition dans ces deux paramètres est meilleure que la moyenne.

Le revenu annuel brut moyen par employé à plein temps se situe au deuxième rang de l’OCDE, tandis que dans le secteur du logement, le nombre de pièces par habitant dans le pays se situe au troisième et meilleur échelon.

Dans le domaine de la pollution de l’air et de la qualité de l’eau, Israël reçoit une note du troisième et dernier niveau, ce qui constitue un point faible du pays par rapport à la situation dans le reste des pays de l’OCDE.

Quant au secteur de la santé, tel qu’il est perçu par les citoyens israéliens, il se situe au moins bons des niveaux. Alors que les réalisations dans le domaine de l’éducation s’opèrent d’abord et avant tout en Israël, les compétences de la population adulte chutent, pour la troisième année consécutive. De même, les compétences cognitives des jeunes de 15 ans et les aides sociales accordées sont relativement faibles.

Enfin, en ce qui concerne la capacité du citoyen à influencer le gouvernement, le pays atteint la seconde catégorie, tout comme le taux de participation aux élections.

On peut en conclure que la population israélienne se mobilise, certes, mais aussi qu’elle mène une vie plus que correcte.

Neïla Ifrah

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