3 Kislev 5778‎ | 21 novembre 2017

Sarcelles – La justice donne raison au responsable d’une émeute antisémite

Sarcelles

La justice donne raison au responsable d’une émeute antisémite

 

François Pupponi, ancien maire de Sarcelles, a été condamné pour avoir « diffamé » le militant propalestinien ayant mis sur pied la manifestation de juillet 2014, qui s’est soldée ici par des injures, troubles antijuifs et attaques de magasins casher.

 

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) s’est dit « consterné » par la décision du tribunal correctionnel de Paris, condamnant le 24 octobre le sénateur socialiste du Val-d’Oise et ancien maire de Sarcelles, François Pupponi. Il devra verser trois mille euros de dommages et intérêts à son accusateur, Nabil Koskossi. La procédure a duré deux ans.

A l’origine de cette affaire, une « diffamation » publique, selon l’énoncé du verdict. Tout commence le 20 juillet 2014, en pleine guerre entre Israël et le Hamas, quand Nabil Koskossi souhaite organiser une manifestation propalestinienne à Sarcelles. Interdit par le préfet, le rassemblement a tout de même eu lieu. Il s’est transformé, on s’en souvient, en émeute antisémite. Fin juillet, la municipalité dépose plainte pour destruction et dégradation de biens privés, notamment de magasins casher endommagés et/ou incendiés, contre le « Collectif de Garges-Sarcelles » dont ce militant islamo-gauchiste était le leader. En avril, cette plainte est classée sans suite par le parquet de Pontoise, provoquant la « sidération » de François Pupponi. Un an plus tard, commentant sur son profil Facebook un article du Monde citant Nabil Koskossi, le maire de Sarcelles indique avoir alerté la journaliste « sur la nécessité de ne pas donner la parole à de tels individus bafouant les lois de la République et ses principes ». C’est pour cet avertissement que le sénateur a été reconnu coupable de « diffamation ».
« Ma réaction est simple : “Vive la France !”, s’est aussitôt insurgé l’élu. On a subi, en juillet 2014, une manifestation à caractère antisémite avec des cris de “Mort aux Juifs”. Depuis cette date terrible, la plainte de la ville contre les organisateurs a été classée. Et maintenant, c’est moi qui suis condamné, voilà la France d’aujourd’hui ! Je suis en colère. (…) Je vais faire appel. Je m’interroge sur la position de la justice. Les messages qu’elle me transmet depuis trois ans, c’est : taisez-vous ! ».

Nabil Koskossi, lui, était tout sourire en sortant de la salle d’audience. « Je suis fier d’avoir mené ce combat pour moi, pour ma famille, pour mon honneur, a-t-il proclamé. J’espère que cette condamnation fera jurisprudence pour les citoyens lambda qui s’engagent. Ce procès, c’était le pot de terre contre le pot de fer », a-t-il conclu selon la rhétorique complotiste en vogue chez les antisionistes obsessionnels.

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