3 Kislev 5778‎ | 21 novembre 2017

En France, le Chabbat mondial devient de plus en plus populaire

Le Chabbat mondial est une initiative internationale, visant à promouvoir chaque année à la même époque le jour de repos hebdomadaire au-delà des seuls milieux pratiquants. C’est une idée du rav Warren Goldstein, grand rabbin d’Afrique du Sud, datant de 2013. Depuis, l’opération a pris de l’ampleur, avec désormais quatre-vingt-dix-sept pays concernés et mille quatre cent seize communes. Dans l’Hexagone, elle était coordonnée, en ce dernier Chabbat d’octobre, par le grand rabbinat de France et le rav Moché Lewin, par ailleurs vice-président de la Conférence des rabbins européens. Des communautés locales dans quarante-huit villes ont organisé trois types d’événements : une hafrachat ‘halla collective le mercredi 25, des séoudot géantes le 28 et des concerts après la havdala.

Marseille a participé au projet pour la première fois, avec une dizaine de manifestations.

A Paris, une soirée intitulée « Master ‘Halla » a réuni plus de trois cent cinquante femmes, le 25, aux Salons Hoche (8e arrondissement). Elle était dédiée à la fabrication du pain, à sa bénédiction et au prélèvement traditionnel de la pâte. Elle était animée par le chef cuisinier Grégory Cohen. Un verre à kiddouch en résine, créé par le sculpteur Richard Orlinski, a été vendu aux enchères en début de soirée.

Des synagogues consistoriales et indépendantes, séfarades, ashkénazes, traditionalistes ou orthodoxes étaient de la partie… : le judaïsme français était mobilisé sans exclusivité.

Certains se sont particulièrement dévoués, comme le rav Abraham Elbaz et son épouse Sarah, de la communauté de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), qui ont préparé un repas pour cent soixante-dix personnes !

Selon le rabbin Moché Lewin, ceux qui ont informé les uns et les autres, dès la première semaine des fêtes de Tichri, sur le Chabbat mondial et lancé des invitations à la rentrée, ont pu toucher un large public, y compris peu ou non pratiquant. Ils ont fait découvrir la joie du Septième jour à des Juifs habituellement éloignés du culte. Là où les choses ont été décidées et communiquées tardivement, le succès a été moindre, et seul le noyau dur des fidèles a participé aux festivités.

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