29 Av 5777‎ | 21 août 2017

La tension persiste sur la frontière syrienne du Golan

Comme en milieu et en fin de semaine dernière, plusieurs projectiles venant du versant syrien du Golan ont été tirés vers Israël pendant la journée du 2 juillet sans faire de victimes ni de dégâts. Durant le chabbat, deux obus vraisemblablement tirés lors de combats internes en Syrie s’étaient aussi abattus sur le Golan israélien, suite à quoi Tsahal frappait la batterie à l’origine de ces tirs dans une position de l’armée syrienne. Son porte-parole devait justifier cette riposte en déclarant : « Tsahal agit de manière appropriée et proportionnée afin de prévenir toute détérioration militaire ».

Ces tirs sporadiques d’obus et de roquettes venant de Syrie se poursuivant depuis quelques mois à partir de la région de Kuneitra dans le sillage direct des affrontements entre les forces du président Bachar al-Assad et les groupes sunnites rebelles (dont surtout Hayat Tahrir al-Sham, une milice liée à Al-Qaïda), le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a clairement mis en garde le 2 juillet les Syriens de tous bords, comme l’avait fait le 28 juin à Katsrin le Premier ministre Nétanyaou alors que deux obus s’abattaient non loin de cette ville pendant son discours : « Nous ne voulons pas déclencher un quelconque conflit, a dit Lieberman aux membres du QG. de l’état-major de Tsahal à Tel-Aviv, mais je conseille vivement à nos voisins de ne pas nous tester ! (…) Nous ne tolérerons aucun “saupoudrage” de tirs contre notre territoire, mais nous sommes prêts à accepter tout cessez-le-feu en Syrie qui n’inclurait pas l’Iran, le Hezbollah ou Assad. (…) Car nous ne pouvons permettre à quelqu’un comme Assad, qui tue des dizaines de milliers de ses propres citoyens, d’utiliser contre eux des armes chimiques pour rester au pouvoir ». Et de préciser que, tout en maintenant son principe de non-intervention dans la guerre civile syrienne qui dure depuis plus de six ans, « Israël reste en contact avec des milliers de villageois vivant le long de la frontière syrienne qui savent que c’est nous qui leur assurons de l’aide médicale et humanitaire, et que nous ne sommes en rien leur ennemi ».

Rappelons que depuis 2011, Tsahal a mené plusieurs frappes aériennes en Syrie, dont la plupart contre des convois ou stocks d’armes destinés à la milice terroriste du Hezbollah, alliée d’Assad et de l’Iran. Richard Darmon

 

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