30 Sivan 5777‎ | 24 juin 2017

Rabbi Chimon bar Yo’haï, célèbre et célébré

Ultra orthodox Jewish men take part in celebrations of the Jewish holiday of Lag Baomer on Mt. Meron in northern Israel. Lag Baomer commemorates the death of Rabbi Shimon Bar Yochai, one of the most important sages in Jewish history, 1800 years ago. May 6, 2015. Photo by Basel Awidat/Flash90

Le jour de lag baomer, 33e jour de l’Omer, est l’occasion de réunir les Juifs du monde entier à Méron, sur la tombe de Rabbi Chimon bar Yo’haï. A cette date convergent les célébrations de deux événements : la fin de la terrible épidémie qui décima les élèves de Rabbi Akiva et la hiloula de Rabbi Chimon. Deux bonnes raisons de nous rendre à Méron cette année avec le Vaad Harabanim.

La plus grande caisse de tsédaka d’Erets Israël célèbre chaque année, à sa manière, la hiloula de Rabbi Chimon bar Yo’haï, comme en témoigne le quorum d’hommes qui prient avec ferveur sur son tombeau. Ces hommes sont réunis avec le même projet : rassembler leurs forces pour les donateurs du monde entier, en particulier de la communauté française. « C’est une occasion de prouver à ceux qui nous soutiennent l’attachement que nous avons pour eux, résume David, le responsable français du Vaad Harabanim. La communauté française est très active à nos côtés, et nous tenons à les remercier durant ce jour si intense, où des hommes, des femmes et des enfants sont réunis pour célébrer Rabbi Chimon. Le 33e jour de l’Omer est symboliquement porteur d’espoir car c’est également le jour où l’épidémie qui provoqua la mort de 24 000 élèves de Rabbi Akiva prit fin. »
Une spiritualité palpable
Le 18 Iyar, jour de Lag Baomer, l’influence spirituelle du grand Maître de la Kabbale est palpable à Méron, ce village de Haute Galilée où se réunissent des milliers de visiteurs fervents. Les feux organisés à la mémoire de Rabbi Chimon témoignent de l’engouement des foules pour cet anniversaire marqué par le sceau de la Torah « cachée » et des secrets de la kabbale, révélée par celui qui fut poursuivi par les Romains et qui se cacha durant treize ans dans une grotte avec son fils. « C’est un événement populaire, poursuit David, que des milliers de familles et d’individus de tous bords viennent célébrer ici. Nos délégués sont présents durant toute l’année depuis cette date, afin de prier pour les donateurs du Vaad Harabanim. Et si ce jour correspond avec la fin d’une catastrophe si grande pour le peuple juif (la mort des élèves de Rabbi Akiva, ndlr), ce n’est pas un hasard. Cela vient nous enseigner la force du peuple juif, capable de s’unir malgré les divisions lorsque le danger plane sur nos têtes. »
Une tsédaka personnalisée
Le Vaad Harabanim est présent dans tous les domaines de l’aide sociale avec des paniers alimentaires, de l’aide pécuniaire et personnalisée durant l’année ainsi que des bourses d’aide avant chaque fête. Le domaine d’activité s’étend chaque année avec la demande grandissante du public. « Notre souci premier est d’adapter les aides octroyées avec les besoins véritables des familles en détresse, explique David. Nous soutenons, avec l’aide des milliers de Juifs de bonne volonté qui nous adressent leurs dons, des personnes qui nécessitent un suivi, que ce soit pour la santé, l’éducation ou l’alimentaire. Grâce à la solidarité, nous sommes un pont entre les membres de notre communauté, ce que nous célébrons ensemble, ici, à Méron. »

La prière du Vaad Harabanim à Méron, débutera le jour de Lag Baomer, cette année le 14 mai 2017.

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