23 Av 5779‎ | 24 août 2019

Affaire Sarah Attal-Halimi zal : le Consistoire partie civile

Le président du Consistoire, Joël Mergui, a annoncé le 27 avril que l’institution cultuelle se portait partie civile dans le douloureux dossier de l’assassinat de Sarah Attal-Halimi zal. « L’assassin, a-t-il rappelé dans un communiqué, est actuellement interné dans un hôpital psychiatrique où il a été placé le jour du forfait. Ce crime horrible, passé inaperçu dans les médias, n’a pour l’instant pas été qualifié d’antisémite et la famille, comme l’ensemble de la communauté juive, est toujours dans l’attente de la vérité (…). Plusieurs personnes nous ayant rapporté que la victime – seule résidente de confession juive de l’immeuble – vivait dans la peur de son agresseur, il est plus que légitime de s’interroger sur le caractère antisémite du meurtre. Quels que soient le contexte ou les circonstances, aucun déni de réalité ne doit faire obstacle à la reconnaissance des faits et à la qualification exacte des mobiles de l’assassin qui, selon les nombreux témoignages de voisins assistant impuissants aux actes de barbarie, a torturé sa victime tout en hurlant des sourates du Coran. En hommage à la mémoire de Sarah Attal-Halimi zal et à la dignité de sa famille, j’ai la responsabilité d’exprimer les interrogations légitimes de toute la communauté juive confrontée à la haine d’un assassin qui n’a cessé d’implorer Allah tout en massacrant sa voisine juive », a conclu Joël Mergui en référence aux éléments nouveaux dont les enquêteurs ont eu connaissance et que nous rapportions dès la semaine passée grâce aux informations accablantes fournies par le frère de la défunte.

Le 28 avril, le CRIF a emboîté le pas au Consistoire en se portant partie civile à son tour.

Axel Gantz