2 Iyyar 5777‎ | 28 avril 2017

La « profanation » du cimetière juif de Pantin : un simple et regrettable accident

Après deux jours de tensions vives sur les réseaux sociaux et d’accusations de profanation d’un des carrés juifs du cimetière de Pantin, l’enquête de la police a confirmé qu’un simple accident était à l’origine de la dégradation sérieuse de 13 tombes juives. Les enquêteurs de la police ont pu reconstituer les faits, en partie à l’aide de témoins visuels, qui les ont confirmés. Selon cette enquête, un puissant camion de service qui roulait sur l’une des allées du cimetière a voulu, au sortir d’un virage, éviter un véhicule privé conduit à vive allure. Le chauffeur aurait alors braqué fortement et aurait perdu le contrôle de son camion qui aurait alors percuté une douzaine de tombes du carré juif, voisin dont celles de Fredj Zena et Mazal Tov Fimat, les parents d’Eliaou Zena. Ce dernier a contacté Haguesher pour confirmer les faits: « J’ai été alerté de l’accident par ma sœur qui vit en Israël. Je me suis rendu sur place ce lundi et j’ai été reçu par l’un des responsables du cimetière qui m’a laissé consulter le rapport de police. J’ai pu comprendre comment le camion projeté contre les tombes pour éviter le véhicule ». Apparemment, l’accident se serait produit le lundi 20 mars, mais en fin de semaine dernière, les réseaux sociaux se sont emparés de l’affaire prétendant qu’il s’était agi d’un acte de vandalisme à caractère antisémite. La police a donc conclu à la version de l’accident. Samy Gozlan, président du BNVCA, qui avait demandé d’emblée que toute la lumière soit faite sur cette affaire, a confirmé les conclusions de l’enquête de la Police. Le président du CRIF Francis Khalifat et le président du Consistoire Joël Mergui, qui se sont entretenus avec le préfet de Police, sont parvenus eux aussi à la même conclusion. Mais cela n’a pas empêché de nombreux internautes de continuer à affirmer qu’il s’agissait là d’un acte antisémite semblable à ceux qui ont touché récemment la communauté juive américaine.
D.H.

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