11 Kislev 5780‎ | 9 décembre 2019

Galilée : une table de pierre de 50 tonnes intrigue les archéologues

 

La  découverte  d’un « dolmen »  par  le  Pr  Gonen  Sharon,  à  proximité du  kibboutz  Shamir,  en  Haute-Galilée,  pourrait  bientôt  stimuler  letourisme   intérieur.   Pour   l’heure,   elle   intrigue   surtout   les   archéologues et la communauté scientifique israélienne qui ne savent trop comment  expliquer  la  présence  d’une  table  de  pierre  de  50 tonnes, reposant sur plusieurs piliers rocheux d’un poids total de 400 tonnes. D’autant    que    d’étranges    gravures    ornent    les    flancs    de    ces monstrueux  blocs  de  basalte.  Des  constructions  de  ce  type,  mais  de dimensions  beaucoup  plus  modestes,  se  rencontrent  également  sur le Golan, au Liban, en Jordanie et en Syrie. Certaines semblent avoir été  utilisées  comme  sépultures.  Quant  à  leur  datation,  les  chercheurs les font remonter à 5000 ans avant l’ère commune, soit à la fin de l’âge dit « de bronze ». Mais on ignore tout de ceux qui les ont érigées. Et nul ne parvient à expliquer comment des blocs de pierre si lourds auraient pu être déplacés, eu égard aux technologies disponibles à l’époque.  L’actualité  archéologique  israélienne  ne  s’arrête  pas  là : à  proximité de   Beth   Chemech,   entre   les   pierres   qui   pavent  la   « voie   de   l’Empereur »  (près  de  la  route 375),  lors  de  fouilles  organisées  par  le service   des   Antiquités,   de   très   anciennes   pièces   de   monnaie remontant  à  l’époque  de  l’occupation  romaine  ont  été  découvertes. Pour   mieux   contrôler   la   province   qu’ils   voulaient   soumettre   et faciliter  le  transport  de  leurs  troupes,  les  Romains  avaient  construit plusieurs      axes      routiers.      La      circulation      de      marchandises (principalement :   blé,   vin,   huile)   s’en   trouva   améliorée   et   de nombreux  marchands les  empruntèrent,  d’où  la  provenance  de  pièces de monnaie. DAVID JORTNER