6 Kislev 5778‎ | 24 novembre 2017

Les problèmes de sécurité des communautés juives à l’ordre du jour

Israel Defense Minister Avigdor Lieberman speaks at the 53rd Munich Security Conference in Munich, Germany, February 19, 2017. REUTERS/Michaela Rehle

La cinquante-troisième édition de la Conférence internationale de Munich (Allemagne) sur la sécurité a réuni, du 17 au 19 février, plus de cinq cents personnalités et leaders mondiaux. Des responsables politiques israéliens étaient présents tels que le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, et la députée du Camp Sioniste Tzipi Livni mais on a également remarqué la présence de responsables des communautés juives de la Diaspora européenne.
Pour certains de ces dirigeants, les autorités nationales du Vieux Continent n’appréhendent pas correctement les besoins de protection des communautés juives. Ainsi le Suisse Maram Stern, vice-président du Congrès juif mondial (CJM), a lancé : « Dans mon pays, on prétend que si nos coreligionnaires sont protégés, alors il faudrait protéger également les mosquées et les églises. En Pologne, une sécurité policière particulière en notre faveur ne provoquerait que des réactions négatives ; en France et en Belgique, c’est un problème de moyens et de personnel ». Et d’ajouter avec amertume : « D’autres nous demandent de payer pour notre protection, sans comprendre qu’il est de leur devoir de défendre leurs citoyens ».
Les intervenants ont souligné que les Juifs demeuraient la cible principale des djihadistes en Occident, même si les islamistes ont aujourd’hui d’autres objectifs. L’ancien directeur d’Europol (qui fédère les polices du Vieux Continent), l’Allemand Jürgen Storbeck, a cependant estimé que la menace « immédiate » contre les lieux juifs avait sensiblement diminué, les réfugiés syriens étant à son avis les plus vulnérables à l’heure actuelle.
« Dans le monde entier, les Juifs devraient pouvoir marcher dans la rue sans jamais être inquiétés, a déclaré Tzipi Livni. Et Israël, en tant qu’Etat-nation du peuple juif, a une part de responsabilité face à ce problème. Nous sommes prêts à aider les organisations de la diaspora en termes de renseignement et de formation, mais c’est à elles d’accepter ou non notre soutien », a-t-elle conclu.
Axel Gantz

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