23 Tishri 5780‎ | 22 octobre 2019

Les huit développements qui ont marqué l’actualité des start-up israéliennes en 2016

•La loi des Business Angels : désormais les investisseurs soucieux d’aider au développement de nouvelles entreprises bénéficieront d’une exemption de 5 millions de shekels pendant trois ans, déductible de leurs revenus.
•La convention « SAFE » (simple agreement for future equity) : issue directement des contrats en cours dans la Silicon Valley, cette convention attribue à l’investisseur des actions préférentielles dans le capital de la startup, une fois que celle-ci aura atteint la profitabilité.
•Fuite des cerveaux : Avi Hasson, en fin de mandat à la tête des Opérations scientifiques au ministère des Finances, a publiquement annoncé que « les sept années de vaches grasses étaient terminées » et qu’on risque de manquer de personnel qualifié (ingénieurs, programmeurs) au cours des prochaines années.
•Recul des investissements : les experts de IVS ont relevé un repli de 24 % des investissements dans le high-tech, mais il s’agit là d’une tendance globale, qui ne concerne pas seulement Israël.
•Baisse des introductions en bourse : pour réunir des fonds, les startups ne font plus confiance aux places boursières. Mais il y a des exceptions, comme TrendIT, qui a multiplié par 3 son capital pour atteindre 17 millions de dollars à la City, ou encore MobilEye désormais valorisé à hauteur de 5,3 milliards de dollars à Wall Street.
•Engouement pour le financement participatif : le « crowdfunding » est à présent le nouvel outil privilégié pour lever des fonds. Plus besoin de disposer de millions pour soutenir une entreprise. La législation assez souple permet de placer jusqu’à 10000 shekels sans devoir effectuer une déclaration fiscale particulière comme d’autres investisseurs.
•Une licence pour les investisseurs : Pour combattre le blanchiment d’argent et réguler la circulation des fonds, les investisseurs doivent obtenir une licence auprès de l’Autorité des Services financiers, qui prévoit notamment des montants minimums (300000 shekels).
•Le patron d’Apple nommé chef des Opérations scientifiques : Aaron Aharon, dirigeant d’Apple Israël depuis 2011 (et ancien de l’unité 8200), diplômé du Technion, saura certainement prendre la relève d’Avi Hasson. Il devra renforcer les ressources humaines des nouvelles technologies, qui assurent 50 % des exportations israéliennes, mais n’emploient que 10 % de la main-d’œuvre. DAVID JORTNER