21 Av 5779‎ | 22 août 2019

Acquérir une dimension internationale n’est pas l’objectif des start-up israéliennes…

An employee tests Solarin, a mobile device with unprecedented levels of technology and security by British-Israeli start-up, Sirin Labs AG, at their offices in Tel Aviv, Israel May 16, 2016. REUTERS/Amir Cohen - RTX2F57Z

On pourrait penser qu’un entrepreneur israélien ayant réussi à donner corps à sa vision va ensuite chercher à se développer à l’international. Eh bien non : jusqu’à présent, pour la majorité des fondateurs de startups, réussir signifie se vendre à une entreprise plus importante, de préférence une multinationale ou ayant un accès au marché global. Dans cette perspective, 2016 aura été une bonne année pour le new Tech israélien : le montant total des acquisitions de 104 start-up israéliennes s’élève à 10 milliards de dollars. Le bénéficiaire de la plus grande cession est Playtika, qui s’est vendu à la compagnie chinoise de jeux en ligne GIG pour 4,4 milliards de dollars.Le second plus important deal concerne EZchip, qui a été acheté par Mellanox. Pour les autres sociétés, les acquéreurs ont déboursé en moyenne 46 millions de dollars pour acheter une startup israélienne, soit 31 % de moins qu’en 2015, où le montant moyen des cessions était de 67 millions de dollars. Toutes ces fusions et acquisitions s’inscrivent dans le business-model du feu d’artifice : au bout de trois ou quatre ans, le concept s’étant matérialisé et ayant fait ses preuves, les fondateurs vendent leur start-up et passent à autre chose. Pour expliquer le désintérêt de ces créateurs pour le marché international, certains avancent que ce serait pour eux la fin de l’aventure et le début de tâches bien moins passionnantes : l’esprit d’innovation devant céder la place à des activités de gestion et de management. DAVID JORTNER